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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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Cl) A NI) KL I KM. A S li PT BRANCHES DE REIMS

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cette trop éclat ante parure dos églises comme si elle estai! pluslosl inventée poursatisfaire à la vaine curiosité îles spectateurs, que pour oschaud'er leurs cœursà la piété (1).

§2. - (ÀlANIIEElEll A SEPT liltANClIES DE HeI.MS.

Nous avons des renseignements certains sur la date de cel importantmonument.

A la lin du xi° siècle vivait, à l'abbaye de Saint-Kemi, un de ces hommeschez qui la solitude et la. prière exaltent le sentiment des arts, la» moine Wulonétait le trésorier du ricin* monastère de Saint-Remi et sut profiter des res-sources de sa charge pour léguer à l'avenir des monuments modèles. (VoyezDont Marlot, Hist . Itemettsis, 1. I, 1. III, p. 352.)

Widon (2) Hérissait sous l’abbé Henri, c'est-à-dire de 1076 à 1097, etc’est lui qui lit fabriquer ce candélabre qui devait être une véritable merveillesi nous en jugeons par le fragment que nous avons le bonheur de posséderencore et par la comparaison avec l'arbre de la Vierge à Milan dont nous par-lerons un peu plus loin. (Vêtait sur les degrés du sanctuaire que s’élevait cecandélabre majestueux; un auteur du xvn 0 siècle, Rom Marlot, dans sa des-cription de Saint-Kemi de Reims , nous a laissé une note très détaillée de cemonument.

11 avait, dit cet historien, dix-lniil pieds de hauteur et quinze do largeur au plusgrand épanouissement dos branches. Le trépied sur lequel il reposait était tellementcouvert de branches entrelacées, tellement enrichi d’emblèmes et inondé deHeurs, qu’il était impossible de rien voir de plus beau. A l’intersection des branches,nous dit-il encore, l’éclat des cristaux scintillait sur les nœuds ainsi qu’aulour desvases portés par des ligures ailées. Le monument était formé de huit pièces distinctes.De la tige qui s’élevait fastueusement sur la hase, partaient do chaque côté trois bran-ches disposées symétriquement entre elles et terminées, ainsi que la tige centrale,par des bassins où l’on allumait des cierges aux jours de fête, de manière à repré-senter le candélabre.

Telle est la description du docte auteur de Y Histoire de Itemis, et nous

(1) Rom Marlot, Histoire, de la Ville de llehns, publiée d’après le manuscrit inédit, parl’Académie de Reims, l. II, p. oit.

(3) Mélanges d'archéologie , t. IV, p. 270.