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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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ClIAl'ITH F IV

XII" SIÈCIÆ

« Dieu a voulu donner lui-même la forme do col ouvrage comme une règle denotre loi, comme un précepte qui nous enseigne la connaissance du Christ. Du souftlesacré de son septénaire coulent à pleins bords les vertus qui, dans loul, guérissenttous les maux. »

INI. Cuchemt affirme en cuire <jue la reine Mathilde, épouse de Guil-laume le Conquérant , avait, fait les frais de ce chef-d’œuvre. Ce savant érudit

Dktail du chandklhïh du Milan (Figure de la Vierge, aux deux tiersde la grandeur réelle).

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ne nous donne cependant aucunepreuve matérielle à l'appui de sonassertion, dont on peut toutefoisvérifier l’exactitude dans une cer-taine mesure par la comparaisondo cette description avec les ren-seignements ([ne nous possédonssur le chandelier de Heinis,

§ I. - AlilîUE DE LA VlEHliE

a Milan.

11 subsiste encore deux chan-deliers à sept branches qui ont eucomme point de départ le texte bi-blique; celui «[iii se rapproche leplus des débris du chandelier deHeims, est h' candélabre de Milan ,connu sous le nom d’Arbre do laVierge. Dans les Annales archéolo-(jiques de Didron, il a fait l’objetd’une publication aussi complètequ’intéressante. M. Victor Petit , quia dessiné ce monument nous en alaissé une bonne description.

Il nous apprend, en effet, que les sept branches de la partie supérieure ont enlargeur un développement de quatre mètres quarante centimètres; la hauteur totaleest de quatre mètres soixante-dix centimètres, non compris le piédestal qui a environun mètre d’élévation. Ce piédestal, en marbre de Sienne , date de la tin de la Konais-sance.