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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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CANDELABItK DE CEUNY

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oublias du ]>i«'«l de ce candélabre. O pied, à en juger par ces (leux morceaux,se composait, de huit parties.

Hue tradition indiquait que ce candélabre, placé auprès du tombeau desaint Remi, posait, sur les restes mortels de la reine Frédéranne.

D’ailleurs, aucun autre vestige, aucune autre sculpture ne révélait latombe royale. Les circonstances malheureuses du règne de Lharles le Simple,et les sentiments d’humilité dans lesquels mourut Frédéranne, expliquaient, sut-tisamment l’absence de toute fastueuse décoration. En 1842, la commissiond’archéologie de l'arrondissement- de Reims fut invitée par l’autorité à assisterà certaines fouilles que faisait, dans le chœur de l’église, l’architecte chargéde l’exécution du tombeau moderne. Sous sa direction, l'on découvrit latombe et les restes de la reine Frédéranne, ainsi que la tombe et les restes dela reine (îerberge, femme de Louis d'Outremer , (pii, cinquante-six ans aprèsFrédéranne, était venue demander un dernier asile aux moines de l’abbaye deSaint-Remi.

§ 3. — Candélauhe de Ceux y.

Si le chandelier de Reims est le seul dont il nous reste quelques frag-ments, il ne faut pas croire pour cela que cet objet lut unique en France auxié siècle ; non loin de là, dans l’église abbatiale de Cduny, il y avait un candé-labre qui devait présenter avec, celui de Reims , uni 1 bien grande analogie. Leseul auteur qui ait parlé de cet objet., et auquel nous devons les détails quenous allons donner, est M. l’abbé François (Jucherai, (pii, dans une noticemalheureusement, trop courte, ayant pour titre : Clttnt/ au xi e siècle , adonnéune description très circonstanciée de ce chandelier.

Revaut le grand autel (de l’église abbatiale de Cluny ), étincelait un candélabre decuivre, d’une grandeur immense et d’un rare travail, tout revêtu d’or, orné de cristauxet do bérils. La tige avait encore dix-huit pieds. Il était fait sur le modèle de celui que leSeigneur avait commandé à .Moïse et qui est décrit dans le livre de VExode. La tige, enollet, portait six branches, trois d’un côté et trois de l’autre, ornées déboulés et termi-nées par dos lys et des coupes; la tige se terminait de même, et formait la septièmebranche. Les vers suivants y étaient inscrits :

Ad fidei norman volait liens hanc dure formant{)ine quasi prescription doeeat coqnoscere Christian.

De i/no septemv sacro spiramine pleineYirtules manant, et in omnibus omnia sanant.