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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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CHAPITRE IV — XII

SIÈCLE

iluction, marqua uno grande hésitation do la part dos autours do cet article.Ils inclinent entre le xn° siècle <pii semble être ‘ ” ^ ' par les détails de la,tige et le xm° «pie rappelerait le style des cliapiteaux. Nous ne pouvons rienajouter ici à cette appréciation, car il ne nous a pas été possible d’aller voirce monument cl le dessin de M. Didron manque un peu de précision; il a étégravé d’après un croquis de M. de Lassaulx qui est mort sans avoir pudonner les détails suffisants pour rendre cette explication tout à fait complète.Le chandelier d’Essen est cependant un monument qui mérite la peine d’êtresignalé, et malgré le peu de renseignements que nous avions sur ce sujet, nousn’avons pas cru devoir le passer sous silence (1).

§ (>. - (’aNDIÎLAHRE PASCAL A DuitlIAM (AnULETEUHe).

Nous avons classé en même temps que les chandeliers à sept branches,un objet, qui devait avoir avec ces pièces, un certain rapport; nous voulonsparler du candélabre pascal de l’abbaye de Durham (Angleterre) (2).

Ce monument semble avoir eu des proportions encore plus gigantesquesque les ditl'érents candélabres que nous venons de passer en revue; il a disparudepuis longtemps, mais nous ne saurions préciser l’époque que l’on doitassigner à sa destruction; le texte qui nous l’a fait connaître est tiré desAntiquités de l'église de l'abbaye ou cathédrale de Durham publiées en Ibid.

11 y avait un beau monument, appartenant à l’église, appelé le P asc h al, lequelétait érigé dans le chœur, depuis le Jeudi-Saint jusqu’au mercredi après le jour del’iVscension. Il était placé sur un épais plancher de bois carré, contre le premier degréou marche derrière les trois bassins d’argent qui étaient suspendus devant le maître-autel. Dans le milieu dudit degré est un trou, dans lequel se plaçait un des coinsdudit plancher et à chaque coin dudit plancher il y avait un anneau do fer, où lespieds du Paschal étaient assujettis; il représentait les quatre dragons volants; lesimages des quatre évangélistes se voyaient au-dessus dos dragons. Sur chaque côtédes quatre dragons, il y a un travail ancien et curieux, représentant des animaux,des cavaliers avec des boucliers, des arcs et des tlèches, et des nœuds sur lesquels dolarges feuilles sont étendues, linemont travaillées, le tout étant du plus beau et plusrare métal des chandeliers ou « laiton » étincelant comme l’or; il y avait six branches

(1) Voir page 4, la reproduction de ce candélabre.

(2) Revue de VArt chrétien, l. lit, p. 2116.