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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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CHAPITRE V — XIII e SIÈCLE

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une corporation à part. Le métier était libre, mais ceux qui l’exerçaientétaient soumis à certaines règles contenues dans le LXVil 0 titre du Livre desMétiers composé par ^tienne Hoilean; les obligations auxcpielles étaientastreints ces ouvriers étaient de droit commun et les règles (1) qui les ré-gissaient étaient presque les memes que celles en usage dans les antres cor-porations à celte époque.

Il y avait deux sortes do lanterniers, si nous nous en rapportons aurecensement des artisans inscrits aux rôles de 1292 et de 1300; dans cettepièce, on distingue, en effet, les lanterniers ordinaires, qui devaient travaille]’les mêmes matières que les peigniers, et les lanterniers d’nrchnl qui fabri-quaient les lanternes en cuivre.

§ 4. — Décoration de la tige des chandeliers.

Nous avons vu qu’au xif siècle, les chandeliers se ressentaient encore del’influence de l’époque précédente, que leur forme un peu trapue rappelaitles profils massifs de ceux du xi° siècle.

Dès le commencement, du xm° siècle, on sentit la. nécessité d’exhausserces chandeliers bas de l’époque romane. ' _ “ un moyen bien simple, celuido multiplier les nœuds où s’implantait la tige : on possède, de cotte époque,des chandeliers à deux nœuds, à trois nœuds, et même à cinq nœuds commeceux de Sainte-fdisabeth de Marlmrg. 11 est vrai que ces chandeliers de Mar-burg, en étain et peut-être de l’extrême lin du xin° siècle, sont de grandscandélabres destinés à être placés devant l’autel et non pas dessus.

On conserve à (loodrich un chandelier à trois pieds et; à trois nouais,répondant exactement au programme (pie nous venons de tracer. Il ne fau-drait pas croire cependant que le nombre des nœuds de la tige soit un signecaractéristique de cette» époque.

On commence du reste à simplifier les formes et à rechercher particuliè-rement la pureté des profils et l’harmonie des lignes. De modèle qui résumeh* mieux notre pensée est un chandelier de bronze qui fut, il y a quelques

(I) Quiconques veut cslrc pingniers et lanterniers de cor et d’ivoire, estre le puct franche-ment. Nus pingniers ne doit ne ne puet incire cor nuef neviez en merrien de vie/. lenlernespour vendre, quar l’œvro n’est ne lionne ne loial, se il ne le l’eit à la requesle d’aucun prou-dome qu’il leur requière sa vie/, lentcrne ou son vie/, pigne pour rapareillier.