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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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CHAPITRE V — XIII 0 SIÈCLE

tcmporainos du chandelier primitif; il les croit ajoutées après coup : 1° parce qu’ellessont d’une facture qui contraste avec la façon du reste de l'objet; 2“ parco que leursaillie détruit l'harmonie des lignes; 3° enfin, parce que les tiges qui les rattachent

aux baguettes sont carrées à leurnaissance et serrées par une ligaturecarrée, tandis que les autres sontrondes.

Quant à l’autre pièce donnée parM. Gailhabaud, comme candélabrepascal, elle se trouve dans la cour dol’hôpital de Noyon et sert de lige àune croix. C’est également un chef-d’œuvre de ferronnerie, on pourraitpresque dire d’orfèvrerie, si le métalle permettait.

Ces chandeliers ont-ils on pri-mitivement In destination de sup-porter le cierge pascal? Nous avonshasardé une négation. Nous pen-sons, contrairement à M. Gaillia-baud et à Al. Laflîncur, que ceschandeliers n’ont été, dès l’origine,autre chose que l’un des nombreuxustensiles du luminaire qui ser-vaient soit dans les chapellesardentes et les cérémonies funè-bres, soit pour accompagner lesclôtures de chœur en fer ouvré, etipie l’on rencontre encore si fré-quemment. à Cologne et dans leséglises de Heigique.

Il serait possible que les deuxcierges pascals de Noyon aient ététous les deux exécutés pour la cathédrale, car nous savons (pie l’on mettaitquelquefois par symétrie, deux cierges pascals, mais «pii devaient être degrandeur inégale, on lit on elfet dans le llationale dtvmonmi ofjiciontmde G. Durand (I. VI, c. lxxx), office do Samedi-Saint :

In t/uibusdam ecclesiis additur aller cereus minor. Priants major consecratur in

Pied de cikiigk pascal en eeii eohué et etampk(D’après le dessin de M. Vicdlel-le-I)uc).