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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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TROISIEME PARTIE

('JTANl)ELIERS FIXES

Chnmlolim pascals <lo Noyon , leur (Instillation primitivo. — Candélabres on fornio d’arbres. — La poutre dogloire servant il placer des cierges. — Tref en fer forgé d’après un manuscrit du xin° siècle. — IbUeliersemployés dans les cérémonies funèbres. — Éclairage publie formé par les cierges allumés comme ex-voto.

§ I. — Eitandkliehs dascals du Noyon.

Nous avons dit que lo far avait été employé quelquefois pour la fnEvira-tion dos ustensiles servant au lnniina.'n*r dans 1rs églises : nous avons lrbonheur de posséder rnrorr deux pièces de serrurerie de ee genre que l’onpeut voir à Noyon et qui sont do beaux exemples des chandeliers que l’onemployait, nu temps pascal. îM. l’abbé Eaflîncur en a fait une description 1resdétaillée :

Le chandelier de Noyon , dit-il, est soutenu sur trois pieds se recourbant sur eux-mômes, l’évasement entre chaque pied est de soixante-sept centimètres ; la hauteurdu sol à la naissance de la hampe est de trente-six centimètres ; la hampe est forméede quatre tiges ou baguettes rondes, parlant du pied; ces baguettes sont serrées tonsles vingt-sept centimètres par un nœud, et au-dessus de ces annelures, sortent quatrerejetons terminés en boutons. Arrivées à la partie supérieure du chandelier, les quatretiges sont couronnées de la manière la plus gracieuse : deux laissent épanouir unlis, les deux autres une belle rose. Au-dessus de ce bouquet est, la coupe destinée àrecevoir le cierge; elle est également ornée de feuilles et de boulons. Tout lecandélabre a une hauteur de un mètre quatre-vingt-seize centimètres; il esL enfer battu et fort lourd. Pour le préserver de la rouille cl aussi pour l’enjoliver, onl’a peint en blanc, doré sur les annelures, ornements cl Heurs, ce qui lui donne unair fort gai quand il reparaît avec Yallelttia pascal; mais cela lui ôte un peu le cachetdo son grave style. L’auteur pense, avec divers archéologues, que cette partie dumobilier (le l’église est du xui" au xiv" siècle; mais il doute que les Heurs soient cou-