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surmontés d’une broche qui s’enlilait dans la partit» creuse du cierge ou dutorchis de cire ou de suif, présentaient un grand inconvénient : q lachandelle approchait de sa lin, la lumière se trouvait presque au niveau dela table, et éclairait d’une façon insuffisante les personnes et les objetsplacés à l’entour. On eut alors l’idée de surélever la source lumineuse, et delà, naquit le chandelier que nous rencontrons dans les grands inventaires duxiv' et du xv° siècle. 11 se compose d’un pied, d’une tige et d’un «platolet»ou cuvette surmonté d’une pointe (1).
La cuvette qui constitue un grand progrès, joue ici le rôle que plus tardremplira le binet. Elle est chargée d’arrêter les coulures de la cire ou du suif.
Ainsi compris, le chandelier se rapproche singulièrement de ce qu’ilrestera dans la suite et de ce qu’il est encore de nos jours.
Ouoi qu’il en soit, nous sommes sur ce sujet, réduits à des conjecturespurement gratuites, et nous n’osons pas trop établir de théorie sur l'emploique l’on faisait des chandeliers décrits dans les in-ventaires (jue nous citons. D’un moment à l’autre,la publication d’un texte ou la découverte d’uneminiature peuvent renverser toutes les théories écha-faudées sur l’emploi probable de ces ustensiles.
La plupart des chandeliers que nous venons devoir étaient en argent blanc, quelquefois on lesdorait et on les émaillait.
Les exemples de ces pièces en or massif ne sem-blent pas avoir été nombreux dans l’argenterie ducomte d’Anjou ; nous y avons cependant relevé lamention (h* « six chandeliers d’or à pointes, pesantxviij marcs, ij onces ».
$7. — Torsikk.
Pour éclairer les vastes salles, des châteaux du ,0RSIKR d^°' le ®^^® v,ctorxiv e siècle, on se servait aussi de torches ; il y avait
même une espèce de chandelier spécialement alfecté à cet usage, que l’on
(A) Havard, ! dictionnaire de l'ameublement et de la décoration , t. I, col. 7»il.