DEUXIÈME PARTIE
CHANDELIERS SU SI» EN DUS
■éclairage dos ailles do festins. — I.nôtres formés de cornes d'animaux, usités surtout en Allemagne . —Lustres et lampes on argent. — Lampes offertes par la ville de Paris lors de l’entrée de la reine Isabeaude Havière. — Lampe de Sienne, travail analogue à celui du reliquaire d’Orvieto . — Lampes votives.- Lanternes faisant l’office des lustres. — Lanternes servant à renfermer des oyselets de Chypre . —Appliques à réflecteurs.
Tous les chandeliers mobiles que nous venons d’étudier étaient destinés àéclairer plus spécialement une table ou une partie de la salle, sans pouvoirtoutefois dissiper les ténèbres île ces immenses pièces, de rétendue desquellesnous pouvons nous faire une idée par les ruines qui subsistent encore actuelle-ment .
Ouand les grands seigneurs donnaient quelques festins, bien que la tablelut garnie de riches candélabres avec des cierges ardents, c’était un ancienusage, de se faire en outre éclairer par des varlets qui tenaient des torches decire odorante, non seulement pendant le repas, mais encore dans les bals et lesdivertissements.
On retrouve en elfet, parmi la nomenclature des officiers de Philippe leBel , (rois valets /jour la chandelle. L’étiquette de la cour de ce tempsportait que les reines veuves devaient passer les six premières semaines deleur veuvage sans voir autre chose que la chandelle.
Mais il n’y avait guère que le roi et quelques seigneurs haut placés quiaient pu se donner le luxe de ce genre d’éclairage. D’une manière habituelle,les salles étaient éclairées par des lustres ou chandeliers suspendus, qui ont eupour origine les couronnes de lumière des siècles précédents : ces lampiers(c’est ainsi qu’ils sont désignés dans les textes) ne sont plus en forme de roues.On a même abandonné lu division eu lobes, usitée pendant les xn" et xin" siècles.