212
CHAPITRE VII — XV 0 SIÈCLE
grâce aux indications retrouvées sur le sol de la chapelle, qu’on a pu d’aborddéterminer son importance, puisa l’aide de conjectures, arriver à une re-constitution fort vraisemblable. Le premier auteur qui ait publié ce monumentest M. Th. King auquel nous empruntons les renseignements que nous don-nons ici.
La plupart des trefs étaient mobiles et servaient pour les cérémoniesfunèbres ou pour les ténèbres comme l'indiquent les mots hercia ad tenebrastirés des statuts du synode d’Exeter (1287).
$ (>. — Eolair.vof, public.
Les progrès faits dans l’éclairage public au xv c siècle sont, pour ainsi
dire, nuis. Si nous voyons tenter
ÆP
IP' O
quelques essais dans ce sens,c’est simplement dans les mo-ments de troubles (1) où il fallaitredoubler de surveillance. Ainsila première année du règne deLouis XI , lorsque éclata la Guerredu bien public, le prévôt, parordre du roi, avait fait comman-dement aux Parisiens d’avoirarmures dans leurs maisons, defaire le guet dessus les murailles,de mettre flambeaux ardens etlanternes aux carrefours des rues
LUCEUNA AMIIULATOIUA.
(D'après une miniature de la Bibliothèque nationale. et ailX fenêtres des Utilisons (2).
M*. lat. 7239, f° 02, v°.) , , -, . . ,
Les rues n en devinrent pas plus
sûres, et, même après l'affaire de Montlbéry, quand les soldats, rentrésdans la ville, y eut " “ les brigandages, au lieu d’en assurer la sûreté,
force fut bien de ne pas s’en tenir là. Les notables marchands s’assemblèrent,