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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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C11A P l T R K VIII — XVI e SIÈCLE

Doux chandeliers de crislal, garnis do plusieurs ornements esmailléz de vertet seméz de rubis, dont le corps est de cuivre et l'ornement d’or, prisés cinq centslivres pièce. Item, deux grands chandeliers de crislal, garnys d'or, esmaillés vertet blanc, avec leurs estuys, prisés chacun trois cents cinquante livres.

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Faiknck dk Saint-Poucuaiue.

Nous quittons l’étude des dmndeliei's fabriqués avec dos matièresprécieuses pour parler ici de simples chandeliers de terre cuite, mais qui, pour1’intérèt historique et la rareté, ne le cèdent en rien aux riches spécimensd’orfèvrerie que nous citions précédemment.

(les objets faisaient partie de ce fameux service que l'on prétend avoir étéfabriqué pour Henri 11, et dont trente-deux pièces existent encore, disséminéesdans les musées de Paris et de Londres et chez quelques collectionneursprivilégiés.

L’engouement que l’on a eu depuis quelques années pour ce genre decéramique l’a fait coter à des prix fantastiques ; un des chandeliers que nousdonnons ici, a été payé, il y a longtemps déjà, 12,000 francs et enrichitla collection de M. de Rothschild. Toutefois la valeur de pièces de cette na-ture devient tout à fait conventionnelle et le plaisir du collectionneur doit alorsentrer en ligne de compte dans une notable proportion.

Les faïences dites de Henri II sont peu nombreuses. Le nom qui sert àles désigner leur vient de ce qu’on avait d’abord supposé que toutes avaientfait partie d’un service destiné à ce roi, parce que la plupart portent sonchiifre, l’emblème des trois croissants ou les armes de France . Aujourd’huitout en leur conservant la même dénomination, on est sorti de l'hypothèseprimitive, parce qu’on a remarqué la salamandre et quelques insignes deFrançois I op sur certains spécimens. On croit seulement pouvoir affirmer queces pièces de line poterie ont été fabriquées vingt-cinq ou trente ans avantcelles de Bernard de Palissy .

C’est une faïence unique en son genre (dit M. Jules Labarte), dont la fabricationa été portée tout do suite, presque sans tâtonnements, à un haut degré do perfection,et a cessé après quelques années de durée sans qu’on sache aujourd’hui ni par qui,ni dans quel lieu elle a été pratiquée.

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