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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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XVI 0 SlUCIÆ

elles n’étaient en réalité que des espèces d’ombres chinoises mises en mouve-ment par la lumière même qui les éclairait. Les ligures étaient « faictes decartes » et représentaient de préférence des soldats, cavaliers et fantassins.Voici l’ordre dans lequel Prévost dit qu’il faut les donner :

Quatre hommes à cheval faicls de carte ou de papier fort... tenant chacun lalance à l’arrest,... et faut que les jambes de devant se lèvent pour représenter un chevalqui hondit... Au milieu poserez de mesure quatre harquebusiers morionnés et l’espéeau costé. Plus bas encore rangerez quatre picquiers, entrcmeslanl, si vous voulez,quelques lévriers courants après un lièvre ou telles autres fantaisies, ce que foréstaillera quelques barbiers, car ils savent cette gaillarde maislrise sur le doigt, et ce sonteux aussi qui tiennent communément de ces lanternes la nuit contre leurs châssispour amuser les passants à compter l’ordre de celte gendarmerie.

Ensuite vient lu description de l’espèce de roue artificielle à laquelle tientcette cavalerie :

Elle était mise en mouvement « par la flamme et la fumée montant en haut ets’entonnant dans les destours, logettes et concavités de ladite roue artilicielle. Or cesera plaisir de voir à travers du papier, à la clarté de la chandelle, les tours et passagesde ces braves guerriers sans rompre jamais leurs rangs, mais surtout gardez bien, pourune précaution très nécessaire, que par quelqu’empeschcmenl ce mouvement ne s’ar-reste de peur que le feu ne prenne aux estouppos, en danger de combustion militaire :car ce serait grand dommage de perdre si pauvrement tant de braves hommes.