CHAPITRE VIII — XVI” SIÈCLE
200
nuto LeUini, et ce nom seul dispense do tout commontairo. dos pièces remar-quables furent mallieurousemont détruites à la lin du xvm° siècle, et la seuletrace (jui subsiste aujourd’hui est un dessin on grandeur d’exécution <|ni futrelevé en 1778 par un graveur nommé Prieur.
Pour notre part, nous préférons de beaucoup le projet de Michel-Ange àcelui de Raphaël , car il y a, dans ce chandelier un débordement de décorationauquel la renaissance italienne, pourtant si prolixe, ne nous avait pas habitués.
Avec les ornements qui com-* posent cette pièce, on aurait pudécorer un autel et même uneéglise entière; c’est un fouillis inex-tricable de personnages, de caria-tides, de mascarons et de trophées.
< >n a souvent reproché au style dela Renaissance de manquer d’unitédans sa composition ; quand mômecette appréciation serait inexacte,l’exemple actuel justifierait infailli-blement cette observation.
Toutefois ces deux oeuvres pré-sentent pour l’histoire de l’art unintérêt capital ; il faut les considérer comme un tour de force d’ornementa-tion qui place leurs auteurs au rang des plus grands artistes.
Mode d’éci.aiuaoh kmployk pas Michiïi.-Ant.k.
Pour pouvoir travailler la nuit à sou « Jugement dernier »ce grand artiste s’fl.ait fait confectionner une sorti' decapuco sur lequel il avait iisd une forte eliandelle, cequi lui permettait de voir clair lout en gardant sesmains parfaitement lilires. (Vasaiii.)
Jusqu'à une époque tissez avancée du xvi e siècle nous ne rencontronsaucun changement notable dans l'éclairage public. Les seules clartés qui bril-lent dans la. nuit consistent en quelques bougies de cire brûlant devant lesimages vénérées.
Les avantages (1) qu’on en pouvait tirer furent du reste fort bien comprispar l’un des utopistes les plus intelligents, et, sous sa forme burlesque, les1>1 us pratiques du xvi 0 siècle. Raoul Spifame (l’auteur du Didearchtv llenrici
(I) Eil. Fournier, Les L,anternes, p. 1(>.