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Lorsque ie 7 mars 1525, le Parlement de Paris reçut la lettre que lareine mère lui avait écrite le 4, de Lyon , pour lui annoncer la défaite dePavie et la captivité de François I er , il décréta, séance tenante 1 2 , que les lan-ternes et les lumières qui avaient été ordonnées être mises par cette dicteville seront remises. Cette mesure n’a cependant pas empêché une bande debrigands, connus sous le nom de « mauvais garçons », d’exercer à Paris despillages tels, que le 24 octobre de la même année, le Parlement lit denouveau publier l'ordonnance des lanternes et du guet pour les adventuners,gens vagabonds et sans aveu gui viennent se jeter en cette ville.
En 1520, c’est pis encore : le roi est prisonnier à Madrid depuis bientôtun au, et la peur de le voir revenir avec ses gendarmes, pour les traquer dansleurs asiles des carrières Saint-Jacques ouïes forcer dans leur camp du Bour-get, n’arrète plus les mauvais garçons. Ils pillent et tuent avec plus d’audaceet plus d'impunité que jamais. On se contente de renouveler l’ordonnance de1524 et de la faire de nouveau corner et placarde] 1 aux carrefours sous ladate du 10 novembre 1520. Il fut enjoint que en chacune maison g eust lan-ternes et chandelles ardentes comme il fut fait l’an passé pour éviter aux dan-gers des mauvais garçons gui courent la nuit par cette ville.
En 1548, le roi eut un .instant l’idée de s'occuper de l'éclairage public<pii, de cette façon, serait devenu régulier et permanent. C’est du moins ce quenous lisons dans un manuscrit du fonds Colbert ( 1 ) où il est dit , à la date du14 novembre 1548, qu’on parle d’établir des lanternes « au lieu des llam-beaux qui ne s'allumaient précédemment que dans les cas de nécessité ».
Ce projet fut du reste parfaitement, éphémère et, parmi les historiens quise sont occupés de Paris , Dulaure est le seul qui en ait fait mention (2).
En 1553, cette question est de nouveau mise à l’ordre du jour; le 28 sep-tembre de cette année, on avait, prolité de l’obscurité des rues pour coller surles murailles des placards injurieux contre le prévôt des marchands. Celui-ci,qui paraît n’avoir eu qu’un goût médiocre pour la liberté de la presse prati-quée de cette façon, intervint auprès du Parlement, qui édicta que le lieutenantcriminel serait tenu de faire mettre lanternes et chandelles ardentes auxfenêtres des maisons. Il n’en fut que cola et Paris n’en vit pas plus clair.