CHAPITRE IX — XVII' SIECLE
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§ 5. —Opinion du docteur Lister.
Malgré toutes ces imperfections, l’éclairage de Paris fut considéré, parles contemporains, comme un véritable bienfait. 11 lit une révolution com-plète qui ne déplut pas à ceux (pii en furent témoins. Le 4 décembre 1073,M mo de Sévigné (1) écrivit à sa tille :
Nous soupàmes encore hier avec madame Scarron et l'abbé Tôlu chez madame deCoulanges ; nous trouvâmes plaisant de l’aller romener à minuit au lin du fond dufaubourg Saint-Germain, fort au delà de madame de La Fayette, quasi auprès deYaugirard, dans la campagne. Nous revînmes gaiment à la faveur des lanternes et dansla sùrelé des voleurs (1).
Lanternes munies de leur support.
(l)’aprés les dessins de Malhurin Jousse de la Elèclie.)
Mais on s’accoutume à tout, même à l’éclat de ces splendides lanternes.Les Parisiens cessèrent d’abord d’admirer, [mis trouvèrent, rapidement que cetteclarté était insuffisante; il faut croire que les plaintes montèrent bien liant,car en janvier 1088 Seignelay écrit à La Keynie de la part du roi qu’il ait àveiller au bon entretien « dos c’ ' " ‘s, dont plusieurs ne brûlent pas à causede leur mauvaise qualité ». Les réclamations furent entendues, puisque, dix ansplus tard, le docteur Lister voyageant, à Paris a témoigné son admiration pourl’éclairage x ' ■ notre ci ” ’e. Nous reproduisons ici son appréciation, mais
(I) Lettres de iI7“ 0 de Sévignc , ele., I. III, p. 2113. Ed, llachetlc.