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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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CHAPITRE IX

XVII e SIÈCLE

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dans son quartier, aux heures réglées, et un connnis surmunéraire danschaque quartier pour avertir de l’heure ».

domine cette heure variait suivant les saisons, les journaux du temps,entre autres le Journal de Paris , l’indiquaient en tète de leurs colonnes. Pliss’en moque dans la chanson qu’il lit contre cette fouille :

Ils (levroient bien, ccs journalistes.

Disoient les quinze vingts tout tristes,

Oter, pour nous faire la cour,

Deux articles peu nécessaires,

(lelui des époques du jourAvec celui des réverbères.

A la fin du xvii 0 siècle (I), Paris était éclairé par 0,500 lanternes quiconsommaient 1,025 livres de chandelle par nuit. Toutes les lanternes étaientmarquées d’un coq, emblème de la vigilance; à la nuit tombante, un hommepassait par les rues, agitant une sonnette; à ce signal, les bourgeois étaienttenus de lâcher la corde fixée au mur de leur maison, de descendre la lanterneet d’allumer les chandelles, qui réglementairement devaient brûler jusqu’àdeux heures du malin.

§7. — Loi.aiii.ujk pijisuc; a Londres avant le xvjii“ sièci.e.

Ouoi qu’il en soit de toutes ces mesures fiscales, et de tous les lazzis aux-quels ces malheureuses lanternes ont donné naissance, Paris est la ville quia été la première éclairée d’une façon convenable. Pour s’en convaincre, iln’y a qu’à lire ce passage de la Revue britannique qui donne l’historique del’éclairage publie à Londres avant le xvm" siècle (2) :

« dette recommandation magistrale du watclnnan ne retentit plus à nosoreilles: Çà tôt, jeunes tilles ! — allumez vos chandelles! — éclairez vos lan-ternes! — la nuit se fait noire! »

d’est (pie, même au x\T siècle, les rues de Londres n’étaient pas encoreéclairées aux frais de la commune ; les magistrats se reposaient de ce soin surles bourgeois, et Dieu sait connue ceux-ci s'acquittaient de leur charge. Alors,aux endroits les plus difficiles stationnaient de pauvres petits malheureux

(I ) Maxime du Camp, Paris , l.V. p. 270.

(2) Revue britannique, l. III et IV, 3° série, 1841, p. :$78.