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XVII e SIÈCLIS
H, nous pourrions dire qu’nlors cos témoignages de joie étaient devenus unecharge presque aussi désagréable et aussi onéreuse que l'impôt des houes etlanternes. Précédemment les choses se passaient d’une manière différente. Sousle règne de Louis XI11, il y avait un véritable élan, chacun tenait à honneurde contribuer pour sa part aux réjouissances publiques. Les grands seigneursdécoraient la façade de leurs hôtels de candélabres de cuivre où, la nuit venue,brûlaient d’énormes llambeaux de cire blanche; les gens de condition plushumble prenaient également part à ces démonstrations, les marchands et lesartisans suspendaient à leurs fenêtres des falots de papier aux brillantes cou-leurs <pie l’on pourrait comparer à cos lanternes vives dont nous avons parléprécédemment; pour s’en convaincre, il suffit de lire la relation, donnée parle Cérémonial français , t. XXII, p. 214, des fêtes qui eurent lieu à l’occasionde la naissance de Louis XIV .
11 n’y eusl, dit-il, maison publique qui n’ornasl ses murailles de chandelles. Les.lésuites, outre près de mille llambeaux, dont ils tapissèrent leurs murs les o et 6, firentle 7 dudit mois, un ingénieux feu d’ai tilice.
En parcourant les Mémoires de Brienne, 1. 1, p. 243, nous trouvonsla description d’une illumination de ce genre :
Il est à noter que, par les rues par où le roi a passé pour se rendre auditHôtel-de-Ville, il y avait des lanternes de diverses couleurs à chascune fenostre etboutique de toutes les maisons, suivant les mandemens envoyés par ladite ville auxquarteniers à cette fin, comme aussi tout en était plein audit Ilôtel-de-Ville, tantdedans que dehors, ce qu’il faisait fort bon voir.