CHAPITRE X — XVIII e SIÈCLE
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Dans l’inventaire après décès d’un sculpteur Quentin (Claude-Pitoin)(3 juin 1777), nous voyons un doreur argenteur du nom de Benoît rapportersoixante-trois paires de flambeaux à la royalle, dont cinq paires du grandmodèle et cinquante-huit pâmes du moyen modèle , dont le d. s. Benoist a répétéla façon à raison de trente-deux livres pour le grand modèle et de vingt-quatrelivres pour le moyen modèle, pour l'argenture seulement, requérant que lesditsflambeaux soient prisés de l'avis desdits experts et inventoriés audit inventaire.
Il ne faudrait cependant pas allerjusqu’à dire qu’au xvm e siècle on ail brus-quement cessé de faire des flambeaux enargent; pour se convaincre du contraire,il. suffirait de se rappeler les cbefs-d’œuvreproduits par Mcissonnier et par Germain.
Pour le service du culte, les flam-beaux de métal précieux étaient encoreen usage; ainsi lorsque fut célébré le ser-vice funèbre de Marie Loczinska ( 1708),l’autel de notre vieille cathédrale étaitgarni de vingt-quatre grands chandeliersd'argent garnis chacun d'un double écus-son aux armes de France et de la reyne.
D’autre part les flambeaux en bronzedoré étaient tellement appréciés qu’on lesvoit figurer dans les intérieurs les plus soignés; ainsi dans le boudoir de labelle M lle Desmares figurent deux flambeaux de bronze ciselé et doré d'or moulu.Mais ce qui prouvera encore mieux le cas que l’on faisait des flambeaux debronze, c’est que dans le catalogue (1) de la collection Roudou de Boisset im-primé en 1777, on lit la description de deux flambeaux en bronze doré, l'uncomposé d'un jeune homme et l'autre d’une femme , assis sur une espèce debalustre , portant sur un pied d’ancien goût , travaillé à fleurons en relief ettors à entrelacs de rosaces. Ils tiennent un cornet d’abondance , d'où sort unegirandole à trois légères branches avec bobèches : hauteur 15 pouces , quidevaient être de véritables cbefs-d’œuvre de composition.
CllANDKUKU COMPOSÉ PAH MkISSONNJKH.
(1) llavnrd, ouvrage cité, l. Il, col. 700.
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