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en jugeons par l’annonce suivante que nous avons recueillie dans les Affi-ches de Paris , 1751, p. 448 :
Vente d’un très beau surtout d’argent haché, on très hou état, quoique de hazard,d’un goût nouveau, avec les girandoles assortissantes, etc., les étuis pour chaquepièce. On en fera bonne composition. Chez le sieur Vailier, doreur et argenteur surle pont Notre-Dame , à l’enseigne du Grand Saint-Jean.
Ces pièces en argent haché n’étaient qu'argentées ; ainsi dans le Mer-
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cure de janvier 1775 le laineux magasin du Petit-Dunkerque annonce qu’ontrouvera chez lui « des llamheaux en argent haché, avec les ornements enbronze doré d’or moulu et vernis de couleurs transparentes ».
L’usage des llamheaux en cuivre et en bronze argenté ou doré était dureste si répandu au xviit® siècle el leur fabrication était devenue si impor-
tante que les joailliers et les bijoutiers eux-mêmes eu vendaient, à la placedes llamheaux d’argent qui jadis étaient leur spécialité.
C’est ainsi (1) que le fonds de commerce du sieur Scapre, bijoutier, établi
quai de ( îesvres, se composait en partie do flambeaux à deux branches de fleurs,
émaillés et dorés d'or moulu arec figures de porcelaine el de flambeaux
et bougeoirs argentés {Annonces, affiches et avis divers, 1 "1 décembre 1771).
(1) llavard, ouvrage cité, 1. Il, col. 750.