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nuit dites veilleuses , en terre de lait plus propres que celles que l'on a faitesjusqu'à présent. Citons aussi cos voillousos d’un tmvnil tout, particulier quisortent, du magasin d’un bijoutier fl).
Parmi le grand nombre de bijoux qu’invente chaque jour l'industrie française,il en est beaucoup qu’on peut regarder comme de précieuses inutilités; on ne pourrapas faire ce reproche aux réverbères que nous annonçons.
La forme qu’on leur a donnée est telle qu’ils peuvent servir de lanternes porta-tives, et en même temps delampes de nuit ; ils sont garnisen or si proprement qu’on peutles compter au nombre desbijoux, et les employer commeornemens sur une cheminée.Ils sont de l’invention du sieurPaul Itohert, orfèvre bijoutier,rue du llarlay, aux Trois-Cou-ronnes, chez lequel on en trou-ve de tout faits, ainsi que toutce qui concerne la bijouterie.
1‘om' les personnes quine pouvaient se permettre leluxe d'appareils aussi soi-gnés, la « veilleuse » con-sistait simplement en unpetit vase rempli d'huile où(luttait uni' mèche ; commece dernier genre de con-sommateurs devait être le plus nombreux, on avait fabriqué des moches spé-cialement pour cet objet.
VuiU.KlSR DK NUIT, CONNUS SOCS LU NOM DK « HOUGKOIllnu corciiKit nu r,\ muukk ». (It'aprCs non estampe deFreudclicrj:. '
Périn (2), demeurant rue Christine, même maison du sieur Lacombe, libraire,continue depuis longtemps de délivrer des boîtes de petites mèches pour les lampes denuit ; ces mèches sont arrangées sur un rond de carte, et il y en a dans chaque boitepour toute l'année, moyennant trente sols. 11 suffit de mettre cette mèche ainsi préparéedans une soucoupe, la lumière dure de neuf à dix heures et plus, sans consumer beau-coup d’huile. Le sieur Périn prévient les personnes qui ne sont pas à portée d’envoyerpar elles-mêmes, ou de les prendre directement de lui, qu’il y en a de contrefaites, et
(1) L'Avant-coureur, 1708, p. 08.
(2) Le Mercure de France. 1770. t. IV, p. I!)8; 1780, p. 21a.