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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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CHAPITRE X — XVIL1° SIÈCLE

courant d’air, connues sous le nom de lampes la Quinquet, qui produisent un volumed’air égal à 21 bougies, sans produire aucun champignon ni fumée.

Toutefois oo perfectionnement avait déjà été trouvé en 1783, ou toutau moins avant l’année 1781 ; nous savons en effet que c’est à peu près aumoment où Argand fui présenté au lieutenant général do police, M. Lenoir,qu’il lit part à M. de Cubières et à M. Meunier de la cheminée de verre qu’ilavait chargé le sieur Assier Péricat de lui faire, et qu’il comptait substituerà la cheminée de métal qu’il plaçait de manière que la partie inférieurerépondait, vers le milieu de la flamme, dans la vue d’en augmenter l’acti-vité (1).

Quoi qu’il en soit, Lange eut le hou esprit d’intéresser l’Académie dessciences à ses travaux ; le 18 février 1784, il soumit à cette compagnieune lampe de sa fabrication et le 10 septembre 1785, MM. Monnieret Brisson présentèrent un rapport, duquel il résultait que le mécanismede cette lampe n’était pas nouveau (c’était celui inventé par Quinquet), mais(pie Lange avait, le premier, eu l’idée d'adapter à ce système une cheminéede verre. En conséquence, les conclusions du rapport établissaient que leslampes de M. Lange ne contiennent de nouveau que sa cheminée de verre, etqu'à cet égard seulement , elles méritent d'autant plus l’approbation de T Aca-démie que c'est de cette cheminée de verre que la lumière reçoit so7i plusgrand éclat.

Nous sommes persuadé qu’une grande partie du succès qu’obtinrent leslampes de Lange fut due à cette approbation que la docte compagnie luidonna d’autant plus volontiers qu’elic n’était peut-être pas au fond très satis-faite que le concurrent de Lange se fût complètement soustrait à son juge-ment.

Lange, outre ses autres qualités, avait une entente remarquable pour lecommerce: il s’était rendu compte de tous les avantages qu’on peut tirer de lapublicité et avait fait imprimer un prospectus analogue à ceux que nous rece-vons journellement ; dans cette circulaire, il donne la description et annoncele prix de chacun des appareils. On pourra, du reste, se rendre compte de lamanière dont il s’y primait pour faire valoir les produits de sa fabrication, enlisant le curieux document ci-dessous:

(1) Bulletin de la Société d’encouragement , ]i. 03.