CHAPITRE X — X Y T T1 0 SIÈCLE
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Il en a fait, dit-il, avec des miroirs qui sont inclinés et réunis angulairement;d’autres, montés pentagoniquement, d’autres en lozange aigu. Ces différentes formes,
ayant réussi, servent à éclairer les antichambres, les grandes salles, les réfectoires, etc.
On peut citer pour exemple celui des dames de la Maison royale de Saint-Cyr,et. le chœur de leur église; ce réfecLoiro a 1 40 pieds de long et le chœur en a 100, sur30 do large, et toutes les dames et les trois cents demoiselles lisent dans le plus petitcaractère, chacun recevant à sa place des rayons de lumière, tels que le jour.
Celte lampe a attiré l'attention de la reine et de monseigneur le Dauphin, qui ontentendu le salut dans ladite église, sans élre éclairés d’aucune autre lumière ; le succèsa fait regarder cette lampe comme un chef-d’œuvre de l’art.
La forme en est aussi gracieuse que la lumièreest belle et avantageuse, sans fumée ni odeur.
Cette lampe peut éclairer un vaisseau de 400 pieds,et le jour qu’ello répand, suffit pour lire le plus petitcaractère, à plus de cent pieds de distance. Toutesces lampes optiques demandant dos proportions, onprévient le public qu’il est inutile d’envoyer prendrede ces lampes au hazard; il faut, avant d’en cons-truire, voir la place qu’on veut éclairer.
Ceux qui voudront que M. Rabiqueau se trans-porte chez eux lui enverront une voiture. Sa de-
meure est toujours rue Saint-Jacques,- vis-à-vis
les Filles Sainte-Marie. Son cabinet do physique nesera plus ouvert aux curieux que les mardis et lesjeudis, à moins qu’on ne le fasse prévenir d’avance.
Lampe d’Aruanr, en forme de lustre.(D'après une caricature de l’époquerévolutionnaire.)
En 1702, il imagine de rendre ses lampesplus pratiques pour le service en leur faisant
donner plus de lumière, et plus économiques d’un tiers au moyen d’unecertaine préparation de l’huile.
Ainsi, tous ceux qui ont de ces lampes peuvent envoyer pour qu’on leur donne
l’usage de cette mixtion, ce qu’on fera gratuitement ; il a encore trouvé le degré derégler l’huile pour autant d’heures qu’on voudra, ce qui est particulièrement propreaux communautés et maisons réglées où il y a bien des lampes, comme à Versailles ,à l’hôtel des Cardes du corps, etc.
Vers l’année 1705 (1), Itahiqueau semble avoir laissé un peu de coté scs}s sur l’éclairage pour s’occuper d’autres inventions. C’est ainsi qu’il pré-
sente cette année-là de nouveaux ressorts de voiture « suspendus sur deux
(I) L’Avant-coureur, 1703, p. 423.