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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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CLASSIFICATION DES LAMPES

arbalètes qui se ’ ‘ et se serrent, chacune à la faveur de leurs courroies ».

En 171)7 (I) il inventa une machine pour élever les fardeaux, qui pouvait êtred’une grande utilité dans les ports, les halles et les douanes.

A partir de 1708 nous n’entendons plus parler de Rahiqueau. Cet hommequi avait une réelle valeur était resté complètement inconnu, et si Dreux duRadier n’avait parlé des rabicaux réverbères, son nom, quoique singulière-ment, déformé, ne serait même pas parvenu jusqu'à nous.

Cet, habile mécanicien a du mourir dans une position très précaire, car,en parcourant, la correspondance secrète de Métra, nous voyons qu’il fut trahiet ’ \ > par un de ses élèves.

L’Espion du boulevard du Temple passe en revue Nicolet, l’Ecluse , Malter, lecalé Turc, ceux de Crète , d’Alexandre, etc., etc... Je ne sais pourquoi il ne parle pointde Cornus, le Coriphéo des jongleurs de ce boulevard, le plus adroit des escamoteurs,qui a poussé ce talent jusqu’à escamoter à quelques personnes leur estime commephysicien. Enrichi au-delà de son attente pour les inventions ingénieuses qu’il avaitdérobées au laborieux el malheureux Rahiqueau, son patron, qu’il méconnaît, Cornusn’a pas vu sans peine ses secrets divulgués : il s’est jeté dans les appareils de la phy-sique expérimentale, el portant, dans cette partie, le charlatanisme et l’escamotage,il a réussi à lixer par la variété l’inconstance delà vogue. Son manège est d’autantplus dangereux que c’est très sérieusement qu’il offre les prestiges de son art, commedes preuves d’un système général de physique qu’il a fabriqué, et qui n’a d’autre haseque l’adresse avec laquelle il varie les ellels de l’électricité, comme il l’avait fait, jus-que là, du magnétisme.

V. Classification des lampes. — En dehors des lampes d’Argand qui,comme nous l’avons établi précédemment, sont à mèche creuse et à doublecourant d’air, on s’était beaucoup préoccupé depuis la lin du xvtti 0 siècle,d’améliorer et de perfectionner ce moyen d’éclairage. La tâche était lourdeet, difficile à mener à bonne lin, car, excepté la lampe de Cardan et les chan-deliers à huile, on en était encore réduit à employer les lampes fumeusesen tout point semblables à celles dont se servaient les Romains.

Cette époque, fertile en inventions nouvelles, ne pouvait se contenterd’une pareille infériorité, et nous allons voir les dilférents systèmes qu’avaientproposés les contemporains d’Argand .

Pour pouvoir passer en revue ces appareils, nous les avons divisés endeux classes suivant l’aspect qu’ils présentent.

(1) L ' Avant - coureur , 1767, p. 229.

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