CHANDELIER A HUILE DE MESSIER
.197
du pied du chandelier dans le liant de la lampe ou dans la partie qui renferme unebougie ou une chandelle; cette partie est composée d’un tuyau de la grosseur à peuprès d’un porte-plume et de sept à huit pouces de longueur; ce tuyau est renfermédans un autre qui a un pouce de grosseur et à l’extrémité duquel le porte-mèche estplacé ; enfin celui-ci est recouvert do celui qui est peint, ou du tuyau qui lui sert dofourreau ; lorsqu’on veut se servir de la lampe, on verse de l’huile par la bobèche dontle fond est percé, et on en remplit toute la capacité du pied du chandelier; ensuite enfaisant de l’autre partie de la lampe, qui représente une bougie artificielle, un mouve-ment en tournant, comme pour la faire entrer, on fait monter de l’huile dans ce tuyau.Un a trouvé (pie ces lampes étaient plus commodes, plus ingénieuses et d’une formeplus agréable que toutes celles dont on s’est servi jusqu’à présent, qu’on peut lesincliner considérablement sans répandre l’huile qu’elles renferment, qu’elles remé-dient aux inconvénients qu’on a remarqués dans les autres lampes à pompe, quiparaissent avoir contribué à donner l’idée de celle-ci ; mais on a remarqué qu’ellesseront difficiles à nettoyer et à réparer, surtout dans le cas où l’huile viendrait às’épaissir et à se gâter, ce qui pouvant salir les soupapes en empêcherait le jeu. Cepen-dant on a jugé, malgré cola, qu’étant entretenues avec soin, elles seront fort utiles.
Enfin, lu siuur Messier, îïiimdinnd mécanicien, annonçait dans \o.$Affichesde Paris , on 1 701 ,(|n’il fabriquait sus lamposen argent pur et en argent haché,en cuivre do composition et en métal blanc qui reste toujours clair eu le frot-tant avec un linge et du blanc d’Espagne , parce qu’il n’y entre aucun alliageipii en altère lu qualité. Il vend aussi de petits bougeoirs portatifs qu’on peutfaire aller et venir sans la moindre allusion d’huile.
Un peu plus tard, ce même Messier adopta une autre combinaison, et pourfaire monter l’huile il se servait d’une sorte de soufflet.
Quoiqu’on annonce, dil-il, journellement, diverses lampes pour cabinet, soit àpompe, soit à réservoirs, on ne saurait refuser au sieur Messier l’avantage d’avoirtrouvé pour l’exécution des siennes un mécanisme plus sûr et plus simple. Le souftlelqui fait toute la magie de ses lampes est d’une commodité reconnue depuis plusieursannées, et tout ce qu’on a voulu lui substituer ne l’a remplacé qu’avec désavantage.Le soufflet n’a d’abord point de frottement, ce qui met à l’abri des réparations répé-tées qu’exigent les autres inventions; de plus, les ordures et le limon sont renvoyésavec force dans la bougie; enfin il dégèle l’huile dans le fond du chandelier, et tousces avantages n’ont pas lieu dans les autres lampes.
Le sieur Messier a fait au surplus quelques changements à sa bougie, en sortequ’elle se nettoyé à présent très facilement, et qu’encore (pie l'huile la plus line soitpréférable à cause du peu de fumée qu’elle donne, on peut cependant, dans ces nou-velles lampes, employer indifféremment toute sorte d’Imiles sans nuire à la machine.
Les bougies du sieur Messier sont de forme ovale, parce qu’il a reconnu l’avantagede celte forme pour les mèches, (les lampes ne doivent pas être prises pour celles defeu M. l’abbé de l’érigney, avec lesquelles elles n’ont rien de commun.