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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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CHAPITRE X — XVIII" SIÈCLE

■'1118

Le sieur Messier demeure rue des Doux-Pouls, île Saint-Louis, la première porteeochère à droite, en entrant par le pont de la Tournelle.

VIIT. C iiandelieks A huile HE Peiiiiieh. — Le perfectionnement le plussérieux <pii ait été apporté à ces lampes doit être attribué à. un sieur Perrier,uiarelimnl, quai de la Mégisserie, près du Pont-Neuf , qui considérait, .avecraison, qu’un homme fort occupé oublie souvent d’appuyer de temps en tempssur la pompe pour faire monter l'huile dans la mèche : celle-ci, restant à sec,forme bientôt un champignon (pii obscurcit la lumière.

On vient d'inventer une autre espèce de lampes aussi en bougie, mais à réservoir.Elles brûlent pendant douze heures sans avoir besoin d’aucun soin, pas même d’êtremouchées, ce qui est très commode pour les gens d’étude. Il y en a de simples et dedoubles en divers métaux, argentées ou dorées.

Le prix de ces lampes est de six livres, de douze et même au-delà en propor-tion des ornements.

En 1703, PorriiT lit approuver son invention par l'Académie des sciences {Année littéraire , 1763, t. VIII, p. 20). Elle eut assez de succès et nous voyonsqu’en 1704 il en lit à triple bougie {Amnt-courcnr, 1704, p. 37-070).

En 1700, il ajouta à ses lampes des réverbères et des garde-vue. Acette époque, il s’intitule marchand mercier, demeurant à Paris , quai de laFerraille, à la Tête-Noire.

Vers 1772, ces chandeliers à l’huile semblent avoir été un peu plus enhonneur, puisque nous les trouvons dans le magasin le plus à la mode à. cetteépoque.

Le sieur (îranebez, marchand bijoutier à Paris , au Petit-Dunkerque,nous apprend qu’il a remédié à l’inconvénient qu’avaient les lampes écono-miques à deux branches pour lire et écrire :

Le sieur Perrier, marchand mercier à Paris , quai do la Ferraille, à la Tête-Noire,annonce des lampes économiques perfectionnées par le moyen desquelles on estdispensé de moucher la mèche et de pomper l’Imile, service assujettissant, qui enrendait l’usage peu commode. Les lampes, formées de bougies placées dans deschandeliers, ne dépensent que deux onces d'huile eu douze heures. Il y en a à plusieursmèches, avec des réverbères, des garde-vue et autres ajustements que l’on désire.

Ceux qui se servent de ces lampes, dit-il, ont été obligés jusqu’à présent dopomper les deux bougies, Tune après l’autre, ce qui les mettait à chaque instant dansle cas de salir les doigts par l’huile qui, lorsqu’on pompait un peu plus qu’il ne fallait,dégorgeait par dessus. Cette lampe devenait par ce moyen très incommode. On avail