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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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CHAPITRE X — XVIII" SIÈCLE

ait représenté une espèce déterminée. La première ibis (pie nous rencon-trons ce terme, c’est à propos de noire fameux inventeur un (.Affiches

de provinces de l’année 1750, p. 192) :

11 nous apprend, on eli'et, qu’il vient de construire deux lampes optiques, qui parleur forme n’ont aucun des inconvénients auxquels sont sujettes les lampes dont onfait usage sur les vaisseaux, dont les vacillations ne permettent pas de lire ou d’écriretranquillement.

Celles qu’il a inventées peuvent donner, malgré les plus fortes tempêtes, unelumière plus de dix fois supérieure et sans ombre, pourvu qu’on les place angulaire-ment suivant leur destination. Cette nouvelle méclianique, préférable, dit l’auteur, auxcercles concentriques, peut servir à rendre la boussole plus certaine et immobile à sonhorizon. 11 demeure à Paris , rue Saint-Jacques, vis-à-vis les biles SainLc-Maric, au Cabi-net privilégié du Roi. Ou trouvera chez lui jusqu’à seize sortes do lampes optiques,qu’on chercherait inutilement ailleurs.

Un pou [dus tard, au mois d’octobre 1759, nous relevons dans lesAffiches de Paris l’annonce d’un appareil portant le même nom :

Le sieur Denoye, y est-il dit, vient de perfectionner les nouvelles lampes écono-miques et optiques, qui se vendent chez lui, rue Saint-.Martin, vis-à-vis la rue auxOuës. Elles sont commodes et de peu de dépense. 11 ou fait de plusieurs façons, suivantles places pour lesquelles on les destine. Les petites coulent quinze livres par réverbère,celles au-dessus, vingt livres, et les plus grandes trente livres. Celles à quartel (sic)de pendule n’ont point de prix lixe, attendu qu’elles peuvent être plus ou moinsornées, suivant le goût des personnes qui les commandent. Les lampes plates,couvertes d’un chapiteau, se vendent dix livres.

Toutefois, ce document ne nous apprend pas bien exactement en quoiconsistaient ces lampes optiques ; les Tablettes royales de renommée (de 178(>)sont plus explicites, sans toutefois nous donner la description de cet appareil :

Lampe optique qui, au moyen d’un verre coloré qu’on y adapte, donne unelumière pure, égale, tranquille et semblable à celle d’un jour doux qui laisse aper-cevoir la couleur jaune et distinguer le bleu et le vert qui se confondent à l’œil auxlumières des bougies et des lampes. Cette découverte est utile pour la peinture et pourtous les arLs et métiers qui s’exercent la nuit (1).

XIII.

mettait à

Lampes uydhostatiuues. — Au moment où l’invention d’Argand l’ordre du jour ces questions si importantes do l’éclairage, on s’est

(1) Nous retrouvons une annonce absolument semblable dans Y Almanach sous verre ,année 1787, t. 1, col. 418.