LUSTRES
iUt
$ 2. — Lustres.
Sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI , on a fabriqué des lustresplus beaux et plus importants qu’aux époques précédentes; jusqu’ici, la plupartde ceux qui ont passé sous nos yeux ont une origine liturgique, tandis qu’àl’époque qui nous occupe, les lustres deviennent des meubles civils, traitésavec un grand luxe; Jaubert, dans son Dictionnaire des Arts et Métiers , donneune définition bien typique de et* genre d’objet; il le qualifie de chandelier àplusieurs branches //a 'on suspend au plancher ou,aux voûtes des salles pour les éclairer , lorsqu’iljj a quelque notable assemblée ou quelquecérémonie particulière.
On a fait à cette époque des lustres enbronze, et nous voyons que Lazare Duvaux en afourni à la marquise de Pompadour.
20 novembre 1750. — N° 048. — Un lustre decuivre à six brandies, ISO 1.
1!) septembre 1753. — X° 1514. — Un lustredo lfoulle en bronze ciselé, doré d'or moulu, à huitbrandies, très beau, !M>0 1.
I. Classification des lustres, leur earri-cation. — Cependant on peut dire d’une ma-nière à peu près certaine que dans la secondemoitié du xvin 8 siècle la plupart des lustresétaient ornés de cristaux, et l’abbé .laubert, que nous citions tout à l’heure endonne une classification très rationnelle.
On peut, dit-il, les considérer sous trois espèces: les lustres à tige découverte, leslustres à console et les lustres à lacé. Les premiers sont ainsi nommés, de ce queleurs tiges ou branches de chandeliers sont à découvert et n’ont point d’ornementpar dessus ; les lustres à console sont ceux dont les tiges sont laites en forme de con-sole ; les lustres à lacé prennent leur dénomination des entrelacs de petits grains deverre dont ils sont presque tous couverts.
Le corps des lustres, c’est-à-dire tout ce qui est en métal, est fabriqué par lesfondeurs en bronze, qui le font sur les modèles que les luslriers leur fournissent. Lamanière de les décorer n’est assujettie à aucune règle; le caprice de l'ouvrier et sur-tout son bon goût décident de la façon dont il doit disposer les ornements, qui consistent
( t
WvaiJ,
'Vvvé'aj