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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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CHAPITRE X — XVIII 0 SIÈCLE

en pièces plates, en pendeloques, ou pierres taillées en poire, et en grains à peu prèssemblables aux gros grains de verre qu’on met dans quelques chapelets. Toutes cespièces, qui sont de ce qu’on nomme cryslal de roche, ou de verre de Bohême, sontpercées par un ou deux petits trous, afin que l’ouvrier y passe un lil de fer qui lesattache les unes aux autres, et leur fasse prendre la figure qu’il juge à propos deleur donner; ces pièces s’achètent toutes faites et toutes polies chez les marchandsqui les tirent de diverses verreries; les luslriers n’ont que le mérite de l’arran-gement.

Il y a des lustres qui sont garnis de pyramides, ou de grands vases de verre de

diverses ligures auxquels on donnece nom. Les rosettes, ou espècesd’étoiles à plusieurs rayons, nes’emploient que dans les lustresà tige découverte ; ce sont ordinai-rement les premières pièces que leslustriers mettent sous les tiges; etc’est à ces rosettes que sont atta-chées et d'où pendent toutes lesautres pièces. Tous les lustres seterminent ordinairement par uneboule de verre ou de cryslal de rochequi est creuse, et qu’on remplit d’eaulorsqu’on veut qu'elle réfléchisse lalumière des bougies qui garnissentles branches du lustre.

Quoiqu’il y ait à Paris plusieursouvriers qui fassent des lustres, queles faïenciers se mêlent aussi d’on fabriquer, les lustriers ne forment cependant pasune communauté en règle.

La manufacture des miroirs concaves, qui est établie à Paris , a imaginé de fairedes lustres avec des glaces courbées qui, en multipliant les réilexious de la lumière,font l’elfet d’une très grande quantité de bougies, quoiqu’il y en ait fort peu. Ceslustres ont encore l’avantage de mettre les bougies à l’abri du vent, de les empêcherde couler, malgré le courant d’air, et de jeter un très grand éclat.

Lustre a cristaux.

(D’aprèsles «Contemporaines » de Rétif delà Bretonne,CXI.X 0 nouvelle.

La belle restauratrice, toine XX, page 466.)

11. L li STR ES A CRISTAUX DE ROCHE ET DE lloilÈME. - Lu plupart de CCS lllstfOS

étaient en verroterie, mais, comme nous dit Millin, pour l’usage des palais etcelui des hommes opulents on a garni ces lustres de crislaux de roche.

La matière (1) de ces pendants fait la richesse de ces lustres; le travail de la cise-lure et la bonne distribution des pendants ajoutent les agréments du goût, le charmede l’art à la richesse de la matière.

,1) Millin, Beaux-Arts, t. 11, p. 352.