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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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10 secondes, on peut les faire disparaître et reparaître, même enlesdivcrsiliaut autantde fois qu’on voudra et dans tous les momens qu’on exigera, et enfin une dépense, soitpour la construction, soitpourlaconsommation desmatièrescombustibles,trèsmodique,eu égard aux facilités et aux effets que ces phares peuvent produire. M. HourgeoisdeChAteaublanc est le même à qui l’on doit l'illumination de la ville de Paris qui sert demodèle à toutes les villes.

En 1778, on éleva dans l’île d’Oléron un fanal qui fut placé dans la tourdo Chassiron. Le Journal de Paris' du 8 juin de cotte mémo aimée nous endonne une description détaillée.

En 178b, nous trouvons l’invention d’un certain abbé Hocbon, quipropose de construire des pbares en forme de croix. Ces monuments ayantdes dimensions lixes et connues, il serait facile aux navigateurs, au moyend’une lunette à prisme, de connaître et la distance du vaisseau au phare et saposition par rapport à la côte.

Un grand nombre de pbares étaient à cette époque éclairés au moyendo la houille, surtout dans la Crande-Bretagne ; ce genre d’illumination était trèsdéfectueux, d’abord par son prix de revient et ensuite en raison de la chaleurintense que dégageait la combustion du charbon de terre. Comme ces appa-reils étaient contenus dans une vaste cage de verre où l’air entrait librement,

11 arrivait, que les vitres étaient sans cesse brisées par suite de la dilatationinégale à laquelle elles étaient soumises.

En 1778, à la suite de la découverte de la lampe d’Arg and, on perfec-tionna ce système vraiment par trop primitif; l’auteur de cette améliorationfut un certain chevalier de Borda, de l’Académie royale des sciences et offi-cier des vaisseaux de Sa Majesté.

Cet appareil fut essayé à Versailles , et l’on prétendit, que sa clarté per-mettait de lire une lettre sur la terrasse du château quand ce fanal était placévers la grille royale, à l’extrémité dn grand canal, distante de plus d’unedemi-lieue. Môme en faisant la part de l’exagération des contemporains, peuhabitués à un tel éclat, on ne peut s’empêcher de reconnaître que ce phareétait bien supérieur à tout ce qui avait été fait jusqu’alors. Il consistait en uneespèce de cage de for à six ou huit pans ; devant chacune de ces faces onplaçait deux lampes d’Argand munies de leurs réverbères ; tout l’appareilétait monté sur un axe mù par un mécanisme analogue à celui des tourne-broebe. Pour éviter toute confusion entre la lumière de ce pliure et les autresfeux qui pouvaient briller sur terri*, on avait combiné les lampes de telle