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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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K CL A Ht A GE DES S AI, LES DE SPECTACLES

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Nous possédons heureusement des renseignements plus précis sur unetentative qui eut lieu à la lin du xvni 0 siècle et qui, si elle eut réussi, étaitdestinée à opérer une révolution complète dans l’ancien mode d’éclairage dessalles de spectacles. A cette occasion deux inventeurs se trouvaient en pré-sence qui, chacun de son coté, revendiquaient la priorité de cette décou-vert*'.

Voici ce «pie nous lisons en elfet dans les Mémoires de Rachaumont,(t. XVIII, p. 184) :

20 novembre 1781. — M. Lavoisier a lu à l’Académie des sciences , le jour de laséance publique pour la rentrée de la Saint-Martin, un mémoire sur la meilleure ma-nière d’éclairer une salle de spectacles; ses moyens sont de se servir de réverbères ; ilexplique la disposition qu’il veut donnera ces réverbères pour éclairer les décorations,le fond du théâtre, la scène et la salle. Ce dernier objet, le plus difficile de tous,serait, suivant lui, rempli par des réverbères elliptiques cachés dans la voûte et quiserviraient en même temps de ventilateurs.

MM. Peyre et de Wailly, auteurs de la nouvelle salle de la Comédie-Française,prétendent avoir eu des idées semblables antérieurement et les avoir communiquéesdepuis plusieurs années à M. Le Uoi, de l’Académie des sciences , à M. Cadet de Vauxet à diverses autres personnes : en conséquence, ils annoncent aux amateurs qu’ilsen vont faire incessamment l’essai dans leur salle.

I 01 'décembre 1781. — La manière d’éclairer la nouvelle salle de la Comédie-Française de MM. Peyre et de Wailly semble en effet se rapprocher beaucoup desprocédés de M. Lavoisier . L’expérience que font les premiers consiste à procurer laclarté par une ouverture pratiquée au centre de la voûte; à dérober à l’œil du specta-teur les masses de lumières et à les réunir dans un foyer commun de façon à produirele plus grand elfet et même à éclairer la scène en forçant la lumière de ce loyer.

Un grand avantage de la nouvelle méthode est de remédier au reproche qu’onfait depuis longtemps à nos spectacles : d’en présenter les objets d’une manière con-traire à la nature en les éclairant de bas en haut lorsqu’ils devraient, dans l’ordrephysique, l’être de haut en bas.

Maintenant que nous avons signalé l’expérience que les architectes de laComédie-Française avaient accomplie dans leur salle, nous croyons devoirdonner ici quelques extraits du mémoire de Lavoisier . Avant de procéder àl’exjiosé de son système, ce savant physicien fait en quelques lignes l’histo-rique de la question :

Le siècle do Louis XIV, dit-il, qui a pour ainsi dire fixé on France les arts detoute espèce, n’avait procuré ni à la ville de Paris , ni aux villes principales duroyaume, aucune salle de spectacles ; on ne peut, en effet, donner ce nom à ces quarrés

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