CIIAPITHK X
XVIII' SI HCL K
iii>
allongés, à ces espèces do jeux de paume dans lesquels on avait élevé des théâtres oùune partie des spectateurs était condamnée à ne rien voir, et une autre à ne rienentendre.
La manière d’éclairer le spectacle elles spectateurs répondait à cette espèce d’étatde barbarie : un assez grand nombre de lustres tombaient du haut des plafonds, unepartie éclairait l’avant-scène, l’autre éclairait la salle; et il est peu de personnes quin’aient vu déranger les spectateurs pour moucher les chandelles de suif, dontces lustres étaient garnis, ce qui offusquait la vue d’une partie des spectateurs,principalement, aux secondes loges; aussi les plaintes du public ont-elles obligé d’ensupprimer successivement le plus grand nombre ; on a suppléé â ceux de l’avanl-scène en renforçant les lampions de la rampe et eu substituant la cire au suif et àl'huile; les lustres qui pendaient sur l'amphithéâtre ont été réunis en un seul,placé dans le milieu, cl la contexture en a été rendue plus légère; telle est encoreaujourd'hui la manière dont sont éclairées nos salles de spectacles.
Mais alors on avait à redouter l’excès contraire, et, dans les parties de la salle quin’étaient point éclairées par la rampe, il régnait une obscurité telle qu'on reconnaissaitdifficilement, même à une faible distance, les personnes qui s’y trouvaient , tandisque la rampe éclairait d’un éclat trop vif la partie de la salle voisine de la scène ; cettedernière considération n’avait point échappé au célèbre Servandoni , qui a portél’art des décorations à un si haut degré de perfection ; il avait senti qu’on pou-vait augmenter l’elfet des décorations et l’illusion théâtrale de deux manières :ou en portant plus de lumière sur le théâtre ou en en portant moins dans lasalle, et il avait voulu employer la réunion de ces deux moyens, dans les repré-sentations qu’il a données dans la grande salle du palais des Tuileries ; en consé-quence, au moment où la toile se levait, il faisait remonter, par le moyen d’un contre-poids, les lustres qui étaient suspendus dans la salle, el celte dernière n’était pluséclairée par aucune lumière directe.
Lue dos premières pièces où il soit parlé do réduira {go do lu scène osluno comédie on doux uolos intitulée los Dea.r Avares, qui lut roprésontéopour lu première lois ù Fontainebleau devant- Louis XV , lo 21 octobre 1770.L’action so passe à Alexandrie ; dans la description du décor on parle dosnouvelles lanternes à réverbères qui, depuis quatre ans, étaient en usage pourl’éclairage public. Voici du reste ruminent est annoncé le décor :
Le fond est aussi occupé par des bâtiments dont l’un a un premier étage fort
élevé. L’on y remarque, dans le milieu, une grande fenêtre très enfoncée.
Il n’y a que deux rues qui aboutissent à la place, l’une à droite et l'autre âgauche, dans le fond, et l’on voit, à l’entrée de chaque rue, une des nouvelles lan-ternes à réverbère qui répandent une grande clarté sur la scène.
U n’y aplutôt un fait
cependant aucune conclusion àisolé, que nous avons signalé ici
tirer de cette description; c’està titre de curiosité.