CHAPITRE X - XVIII e SI ÈC L K
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on ne le croyait pas capable d’avoir fait jaillir tout d’une pièce, de son cerveaud’apothicaire, la lumineuse invention; il craignait surtout qu'on ne découvritle vrai créateur; pour dérouter les recherches, il lit dire que l’idée lui venaitde Lavoisier , alors le maître de la. science. Il se faisait ainsi une nouvelleréclame. Quand les quinquets furent employés pour la première fois à laComédie-Française, à la première représentation du Mariage de Figaro, c’estle bruit qui courait. M" 16 d’Oberkirch s’en est faite l’écho dans ses Mémoires(t. II, p. 47) :
On assure, dit-elle, que M. Quiuquet doit le secret de cette découverte à M. deLavoisier , fermier général et grand chimiste. Il en a fait cadeau à son protégé pourt’enrichir, et, en effet, ce dernier est maintenant tout à fait à son aise.
Bourgeois de Chàteaublanc avait cm à peu près la même idée que Lavoi-sier; il avait proposé à Louis XVI de remplacer le bistre et la rampe par unimmense réverbère (C. Blaze, Histoire de VAcadémie impériale de musique,t. 1, p.376).
Le lustre placé au centre de la salle présentait de bien graves inconvé-nients, et l’on conçoit que les savants de l’époque aient tenté par tous lesmoyens possibles de s'affranchir de cette sujétion.
A la tin du xviu 0 siècle, il y avait au Théâtre-Français un lustre garni deplus de soixante lampes Argand ; la salle était magnifiquement éclairée ;mais on s’aperçut qu’il découlait quelques gouttes d’huile sur les specta-teurs, et l’on dut supprimer cet appareil.