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CHAPITRE XI
L'ECLAIRAGE PUBLIC AU XVIII e SIECLE
taire iit couronner à l'Académie sons le titre de Police sous Louis A7F,poème. Nous n’en citerons (pie ces quatre vers réclamés par notre sujet (1).
L’astre du jour à peine a liai sa carrière,
De cent mille fanaux l’éclatante lumièreDans ce grand labyrinthe avec ordre me suitEL forme un jour de fête au milieu de la nuit.
En 1719 il fallut renouveler presque toutes les lanternes, car l’ouraganqui s’abattit sur Paris dans la nuit du 10 au 17 janvier de cette aimée fut tel-lement violent que presque toutes les lanternes furent brisées.
Les branches de fer qui les soutenaient sur le Pont-Neur, dit le même Buvat, enfurent courbées et même rompues, quoiqu’elles eussent trois pouces en carré degrosseur.
Ce travail dut être bien considérable, car nous savons que dès l’année1721, Paris était éclairé par 5,772 lanternes.
En 1725, M. ltené Hérault , cinquième successeur du grand Marc-ltené,arrivait à la lieutenance générale de la police.
L’éclairage fut alors mieux réparti dans les rues, très nombreuses, qui enconnaissaient déjà le bienfait, et, de plus, on l’établit dans celles plus raresqu’on avait, jusque-là laissées dans l’ombre.
Le soin d’allumer (2) les chandelles était successivement confié auxnotables habitants de chaque quartier; c’était du reste une corvée fortennuyeuse, et il n’v a pas de subterfuges (pie ces derniers n’employassent pours’en débarrasser. Cette charge donna lieu à bien des malversations, car ceux(pii devaient veiller à ce que leurs concitoyens fussent bien éclairés ne se fai-saient pas faute de s’approprier une partie des chandelles(3).
(lj Ed. Fournier, ouvrage cité, [>. 50.
(2) Une sentence de 14 août 171 1 déchargea nommément Pierre Prault, libraire, de ta com-mission d’allumer les chandelles « dans les lanternes publiques ».
(3) Sentence de police qui condamne le nommé François Pitois, commis pour allumer leschandelles, en quinze livres d’amende.
Sur le rapport qui nous a été fait en la chambre de police, l’audience tenante au Châteletde Paris, par M. Louis-Pierre Regnard l'aîné, conseiller du roy, commissaire enqucslcur etexaminateur au dit Châtelet de Paris, et préposé pour la police au quartier Saint-llenoisl, surl’avis à luy donné par le sieur Grégoire-Jean Lamy, inspecteur de police, et distribué dansledit quartier, que luisant sa ronde dans iceluy dans le tems où l’on allume les lanternespubliques, il aurait trouvé le trois du présent mois à la place de Cambray que la femme dunommé François Pitois, boulanger, demeurant cloître et petite rue Saint-Jean-de-Lalran, com-