SUBSTITUTION DUS IIK VU RI! È ItK S AUX LAN T K II NUS
'<(>!
remarquable, dans lequel étaient discutées, surtout au point de vue de la phy-sique et de la géométrie, les meilleures dispositions à donner aux réverbèrespublics, pour produire un éclairage efficace. Son travail sur les différentsmoyens qu'on peut employer pour éclairer une grande ville lut écartécomme étant trop scientifique et éloigné des données de la pratique.
En conséquence, la récompense proposée fut partagée entre troisconcurrents, bourgeois de Chàtcaublunc, bally et Leroy, qui obtinrent chacunune gratilication do 2,000 livres.
Malgré tout le respect doid nous sommes pénétré pour la docte assem-blée, il est intéressant de faire observer que depuis longtemps la solution decet important problème avait été trouvée et publiée par l’infortuné Kabiqueau.Dès l’année 1703, ce savant propose de substituer les réverbères aux lan-ternes, et, cette année même, il fait insérer dans VAvant-Coureur la décla-ration suivante :
Ceux qui connaissent M. Kabiqueau lui reprochent plutôt d'avoir sacrifié sasanté et son patrimoine pour porter ses expériences au degré où elles sont, qued'avoir veillé à ses intérêts. Malgré cela, M. Kabiqueau déclare qu’il est encore prêtà se livrer totalemenl pour le succès de ce bien-être utile à la vie des citoyens, sion veut venir à son aide en lui fournissant un grand plan de Paris , el on le défrayantseulement de ses déboursés el honoraires, pendant ce travail ; comme il n’ambitionnepas la fortune, il sera toujours content d’avoir [trouvé qu’il est citoyen ; voici uneidée du prolit qui en résulterait : il y a plus de (5.(100 lanternes, l’entretien des cordesel nettoyages à ;i liv. par lanterne est un objet de ,‘10.000 liv. qui n’aurait plus lieu ;car ce que l’on donne [tour le service journalier de ceux qui allument le remplacerait,eu égard au peu do lampes qu’on présume ne devoir pas passer ‘2,000. L’économiede la chandelle sur l'huile irait encore loin ; outre une lumière égale loule l'année,quand on n’aurait point le prolit réel qui en résulte, c'en serait assez d’être bienéclairé pour assurer la vie et la tranquillité des habitants.
A cotte époque, l'éclairage de Paris semble avoir beaucoup laissé àdésirer, et sur ce sujet nous n’avons qu’à consulter le Voyage sentimentalde Sterne. Il est venu deux fois en France , en 1 702 d’abord, puis en 1704;il a raconté sa seconde visite.
i
Depuis (1) le H) avril 17()3, la troupe de l’Opéra-Comique avait quittéla foire Saint-Germain pour se réunir aux Italiens, qui donnaient leurs repré-sentations rue Mauconseil, à l’IIotol de bourgogne. C’était un théâtre trèsfréquenté; tout Paris , comme l’on disait déjà, y courait [tour voir Les trois