TROISIÈME PARTIE
M ATI È K ES EMPLOYÉES POUR
L’LOLAIIIAOL
PU I5LIO
Huiles employées dans les réverbères. — Apparition des mèches tissées et tressées. —Les casse-lanternes;punitions infligées à ceux qui se rendaient coupables de ce délit. — Différents genres d'illuminations, emploido transparents. — Mèches en fulmi-coton pour allumer les lampions.
§ 1. —■ Huile et mèches des héveiuièhes .
Une des raisons qui ont certainement le [fins contribué à améliorerd’une façon sérieuse l’éclairage public à Paris réside dans un choix judicieuxde la matière subjective. C’est ainsi que nous lisons dans la Correspondancesecrète de Métra (octobre 1782) : « Un nommé Beaulils vient de vendre augouvernement le secret d’employer sans odeur et sans fumée l’huile la plusgrasse dans les réverbères destinés à éclairer les rues ».
Un peu plus tard, une découverte analogue donna à la lumière des réver-bères un éclat encore plus vif, nous voulons parler de l’épuration de l’huilede colza pour l’éclairage. Leroy de Lille l’avait obtenue, dès 1788, c’est-à-dire treize tins avant le baron Thénard, par un procédé supérieur au sien etmoins coûteux [Revue des Sociétés savantes, janvier 1800, p. 100-107).
Quant aux mèches, il y avait déjà longtemps qu’on s’était occupé de lesperfectionner, et nous voyons qu’en 1709 on les fabriquait déjà avec grandsoin.
On a tissé au métier des mèches de coton de différentes grandeur et largeur pourles lampes, et ces mèches ainsi tressées consomment moins d’huile et sont de plus dedurée, et moins coûteuses que les mèches ordinaires. On les applique avec avantageaux lampes ordinaires et aux réverbères. On en trouve chez le sieur Ernault, marchandfabricant, rue Sainte-Croix, en la Cité, proche l’église.
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