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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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LA MF'ES DE LANGE

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d’accidonts? Dans la lampe du citoyen Joly, le problème n’est, pas rigou-reusement résolu, mais il l’est du moins d’une manière économique etsolide ».

Son système devait être assez bon, puisqu’il obtint en l’an X la mêmedistinction qui avait été accordée à Careel et Carreau ; M. Joly habitait alorsrue des Fossés-Saint-Germain, n° 43. Il avait pris un brevet d’invention decinq ans à la date du 18 décembre' 1801.

Quelques mois auparavant (I l juin 1801), un autre industriel avaitégalement fait breveter pour cinq ans une lampe à tuyau et à courant d'air.

En 1803, un sieur François Brochant, à Paris , prit un brevet d’inventionde cinq ans pour une lampe dite à triple courant d’air et à pompe foulante.

IV. Lamce statique. — La même année, nous voyons également la lampestatique de M. le chevalier d’Edelkrantz qui simplifie l’invention d’Argand , enappliquant un principe hydrostatique à l’ascension de l’huile, et eu délivrantla lampe du réservoir latéral qui voilait une portion de la lumière ( I ).

Mais, comme l’indique son nom, cet appareil avait le grave inconvénient dene pas être mobile ; l’ascension de l’huile se faisait par une colonne de mercure.

V. Lampes de Lance. — Avec, l’année 1801, nous voyons reparaîtrele fameux ferblantier qui dépouilla Argand de son invention. Lange déclareeffrontément que les lampes à double courant d’air ont été inventées par luien 1784, et que depuis, il n’a cessé d’y travailler afin d’amener sa décou-verte à l’état de perfection où elle est arrivée actuellement.

Le 10 prairial an XII, il prit un brevet d’invention pour quelques légèresmodifications do ses lampes à double courant d’air.

En 1805 (an XI 11), il obtient un second certificat d’addition pour l’applica-tion du principe de la fontaine de Héron à ses lampes; dans la même année,il se fait délivrer un troisième certificat d’addition pour sa lampe physico-mécanique; toujours en 1805, il reçoit un quatrième certificat d’addition pourune lampe « qui jetait une très grande lumière sur un espace de cinq ousix mètres carrés, quoique dans cet appareil la flamme fèit invisible, etque le diamètre du courant d’air fut de grandeur ordinaire » .

(1) « Description d’une lampe statique nouvelle pour élever l’huile à une hauteur arbitraireet constante, par M. d’Edelkrantz de Stockholm, membre de plusieurs académies et sociétéslittéraires, chevalier de l’ordre de l’Etoile polaire (an XI) » (Hulletin de la Société d'encoura-gement , p. 65).