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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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CHAPITRE XII — XIX» SIÈCLE

En 1807, Lange se lit donner un cinquième certificat d’addition pourune lampe qui différait des autres précédemment, imaginées par lui, en cequ’elle était munie de trois réservoirs : le premier contenant alternativementde l’air et de l’eau, le deuxième renfermant de l’eau et le troisième destinéà recevoir l’huile.

M. Lange, en 1808, est parvenu îi perfectionner de nouveaux appareils, de manièreà présenter une lampe à courant d’air ne portant aucune ombre. Ce changementavantageux a déterminé l’auteur à demander un sixième certificat d’addition, qui lui aété délivré. Entin, en 1809, le même artiste a obtenu un brevet de perfectionnement dedix ans pour une lampe dite métastatique, dans laquelle il admet l’eau-mèrodu sucre,ou mélasse, pour surhausser l’huile dans le syphon à deux branches où elle estcontenue.

Encouragé par ces succès, M. Lange a constamment cherché il perfectionnercelle lampe, et dans le courant de l’an 1810, il a présenté à l’Institut une lampehydrodynamique , qui a obtenu l’approbation de la première classe do ce corps savant.

Dans cette nouvelle lampe, la llamme est placée au-dessus du réservoir contenantl’huile, et répand une lumière fixe et brillante, qui ne rencontre pas d’obstacle dansson passage.

Dans cette lampe, le niveau constant était obtenu au moyen de la différence depesanteur entre les deux liquides, la mélasse et l’huile étant dans le rapport de 2 à 3.

Col appareil était en outre muni d’un réflecteur en porcelaine mince, quirenvoyait la lumière deux fois mieux que les réflecteurs peints en blanc mat ;mais, comme nous le verrons [dus loin, aucun de ces perfectionnements n’étaitbien sérieux, car ils avaient été inventés, ou nntérieui’ement, ou au moins simul-tanément par plusieurs des contemporains de Lange. Ainsi, les lampes méta-statiques c\, hydrodynamiques de Lange ont une singulière ressemblance avecl’invention pour laquelle M. Verzy prenait un brevet; dans la lampe de cedernier, en effet, l’huile est soutenue à un niveau constant par une colonnede mercure, de sirop ou de miel clarifié (1).

VI. Lamces d’Akgani). — fondant que Lange, plagiaire et non inven-teur, prenait des brevets pour les découvertes qu’il av.ait empruntées auxautres, sa victime, Argand , revivait dans la personne de son frère aîné, quicontinua son œuvre; en 1800, cet inventeur fait insérer dans le Journal desArts et Manufactures (n° 7b) un mémoire pour la théorie des lampes àcourant d’air, où il propose de substituer aux cheminées en verre blanc, des

(I) Description des machines et procédés spécifiés dans les brevets d’invention , l» r vol., 111,1811 - 1825 .