GHAlMTItU XII — XIX- S1ÈGI.K
Le phare sur lequel il esl établi a la forme d’uue colonne de Mi pieds de dia-mètre, il est posé sur un socle carré et surmonté d’un chapiteau; dans l'intérieur estun escalier qui conduit jusqu’à la plate-forme, laquelle porte la lanterne en fonte defer, de 12 pieds de diamètre sur 14 pieds de hauteur, entourée de glaces sans tain ;elle renferme une lampe en cuivre do forme sphérique ayant G pieds de diamètre, etcomposée de G anneaux ou zones superposés, percés de G2 orilices par où le gaz s’é-chappe; la lumière, qui est d'une blancheur éclatante, se trouve à 1 II) pieds au-dessusdu niveau de la mer ; on l’aperçoit à 2’i milles de distance, et l'appareil pour la distilla-tion du gaz est placé dans le socle do la colonne ; le loul est solidement construit enpierres de taille [Annuaire de l'Institut polytechnique de Vienne).
§ 2. — Kci.AiitAin; uns sai.lus dk sckctaclks.
On se contenta de mettre à exécution les réformes (|iii avaient été propo-sées par Lavoisier , car son mémoire élait conçu avec tant do sagesse' qu'aucommencement de ce siècle il pouvait encore passer pour de l’actualité.Un mécanicien de Venise , nommé Loealolli, reprit en 182b l'idée d'éclairerla. salle au moyen d’une source 1 lumineuse dont les rayons seraient, renvoyéspar des miroirs paraboliques. Nous lisons à ce sujet, dans la linotte encyclo-pédique de septembre 182b, la description do cet appareil :
On sait, dit ce journal, que Itumford el d’autres savans ont inutilement cherché lemoyen de supprimer les lustres si incommodes dans les salles de spectacles. Le nou-veau procédé employé au théâtre de la Uenice, à Venise , a complètement réussiet ne laisse rien à désirer. A l’aide de miroirs paraboliques, la lumière de plusieurslanternes est concentrée sur une ouverture pratiquée au milieu de la salle cl tombesur un système de lentilles à plan concave qui occupe l’ouverture d’un pied de dia-mètre el renvoie dans la salle les rayons qui arrivent parallèles et sortent divergeas.Du parterre l’on n’aperçoit que les lentilles qui ressemblent à un réchaud embrasé,et quoique le foyer lumineux soit suffisant pour éclairer toute la salle, il n’éblouitpoint et l’on peut y porter les yeux sans les fatiguer. Outre l’avantage d’èlre plus égaleet tranquille comme celle d’un seul corps lumineux, la lumière est plus intense quecelle de l’ancien lustre, et il n’est pas un point de la salle où l’on ne puisse lire avec laplus grande facilité. L’appareil, étant tout à fait caché, se prête commodément à tousles changemens que peut exiger la représentation. Il ne donne d’ailleurs ni mauvaiseodeur, ni fumée, et ne présente aucun des inconvénients de l’ancien système.
Mais quoi qu’on diso ce journal, celle invention n’était pas plus nouvelleque le système 1 des plafonds lumineux, expérimentés il y a quelques années.
De 1810 à 1818 on fit bien quelques tentatives pour améliorer l'éclairagedos salles de spectacles. On essaya, au théâtre Ucydoau un appareil qui devait