CHAPITRE Ml — MX- SIÈCLE
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II. Lanternes de Bordier de Versoix . — En 1809 il v avait à Paris1 1,050 ])ccs de réverbères (I); cas appareils étaient pour la plupart d’uneconstruction nouvelle due à l’invention de M. Bordier de Versoix.
Ils dilï'èrent, dit cet inventeur, essentiellement des anciens, en ce qu'ils n’oiïrentqu’un seul foyer lumineux placé au centre des miroirs ou réllecteurs en cuivre, soli-dement argentés et disposés de façon à répandre la lumière où l’on veut la diriger.
L’année suivante, !M. Bordier Marcel do Versoix prend un brevet d’inven-tion pour sa nouvelle méthode d’éclairer les villes par la réunion des lampes àdouble courant d’air et par les miroirs semi-paraboliques. Peu après, h*même inventeur obtient la concession de l’éclairage public de la ville deBeaucaire : Vingt et un réverbères, dit-//, ont .suffi, pour éclairer la ville quia près de 7b0 mètres de lonqueur, et pour la promenade qui en a .'100 ; ilen résulte qu'en pleine nuit on peut lire dans les rues et distinquer lesmin //tes à sa montre.
III. Lanternes de IMaestricut. —Un autre genre ” _ roil, qui ont en1812 un succès considérable, est connu sous le nom de lanterne de JMaes-triclit; elle avait été inventée par MM. Michiols aîné et Kraiture, qui prirentpour cette découverte un brevet de dix ans.
L’avantage de ces lampes, c’est que la mèche que l’on y place doit être delà lon-gueur nécessaire pour brûler pendant le temps que l’on veut la faire durer; elle n’ajamais besoin d’être mouchée, ni élevée ni abaissée, et elle brûle constamment de lamême manière et avec la même intensité pendant tout le temps qu’elle doit éclairer.Un autre perfectionnement de ces appareils consistait dans la confection du petit réci-pient destiné à recevoir les gouttes d’Imile. Ces godets reçoivent l’huile entre deuxparois fermées par le bas; ils sont formés de cônes, dont la surface étant polie présenteà la lumière, dans leurs ouvertures, un passage qui en augmente considérablementl’intensité sous les lampes.
Les bouteilles circulaires de la lampe ont la forme d’une espèce de coquille et ser-vent de réflecteur.
En 1817 on comptait, à Paris 10,941 becs placés dans 4,04b réver-bères(l'), et la dépense était déjà de 040 francs par réverbère.
Dans ce nombre étaient, compris les 121 becs de réverbères placés dansbl lanternes qui éclairaient les galeries du Palais-Boval.
(I) Malgré la contradiction apparente de ces deux chill’res, nous n’avons pas cru devoiromettre ces renseignements, car ils émanent d’auteurs également véridiques.