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En 1820 on proposa de substituer à l’huile le goudron pour l’éclairage*des rues de* Paris ; niais cette proposition ne semble pas avoir eu granel suc-cès; il y avait cette année-là 13,dit) becs contenus dans 3,033 lanternes.
IV. Lanternes de Vivien de Bordeaux. — En 18,21 les réverbèresfurent encore une fois changés; l'expérience epi’on avait laite place du Louvred’un nouvel appareil construit par Vivien de* Bordeaux avant pleinementréussi, toutes les lanternes furent transformées suivant ce système; (détaill’application du courant d'air d’Argand au tube qui portait la mèche allumée;ce sont, ces réverbères qui ont duré jusqu'à l’éclairage de Paris par le gaz.Aujourd’hui meme ils sont encore loin d’avoir disparu, et il no faudrait pasaller bien loin pour en trouver encore quelques-uns suspendus au milieu de larue.
A l’époque (1) dont nous parlons, ils étaient conliés aux soins d’hommes embri-gadés par la préfecture de police, à laquelle le service d’éclairage de Paris appartintjusqu’au décret du 10 octobre 1859 qui le lit passer dans les attributions de la préfec-ture de ta Seine , et qu’on nommait les allumeurs.
Protégés par une serpillière qui garantissait leurs vêtements contre les tachesd’huile, coilles d’un chapeau très ptaL sur lequel ils portaient une vaste boîte de zinccontenant leurs ustensiles indispensables, ils ouvraient chaque matin la serrure quifermait le tube de fer où glissait la corde de suspension.
Le réverbère descendait avec un bruit désagréable et arrivait à hauteur d'homme.On le nettoyait alors, on récurait la plaque des réllccleurs, on essuyait les verres, oncoupait la mèche, et dans le récipient on versait la ration d’huile de navette ou decolza; puis, chaque soir, à la tombée de la nuit, on les allumait. C’était sale, lent etfort incommode pour les voitures qui étaient obligées d’attendre que la toilette de lalanterne fût terminée.
Dans les Recherchas .statistiques sur ta ville de Paris, publiées en 1821,nous voyons que ce luminaire est, augmenté. On y trouve que les rues et lesplaces de Paris sont éclairées par 1,333 lanternes et 12,072 becs tle lumière,et les établissements publics par 182 lanternes et 008 becs de lumière : cequi donne, dans l'espace de cinq ans, une augmentation de 300 lanternes etde 2,300 becs.
Ce fui le l cl janvier 1810 que commença l’éclairage au gaz, mais ils’écoula plusieurs années avant qu’il prît un développement sérieux. Les