CITA PTT RK X1T T — CAZ 11 AD ItOC I<1NK
S.iO
et parlait souvent <lo la lampe merveilleuse. Elle éclaire (1) aujourd’hui uosrues, uos maisous, uos appartements. Plus d’un soul'lleur de fourneaux, initiéau grand œuvre, a tenté de retrouver la lampe du grand rabbin, nul d’entreeux n’a réussi.
A une époque [dus l’approchée de nous, au commencement du xvu° siècle,un médecin français, habitant, Tournon , avait consigné dans un livre h’compte rendu de ses expériences, au cours desquelles il avait réellementdécouvert, le gaz d’éclairage; son nom était à peu près inconnu jusqu’àaujourd’hui, et le premier qui l’ait tiré de l’oubli est M. Edouard Fournier , qui,dans son curieux livre Le Vieux Neuf lui a effectivement, rendu l’hommagequ’il mérite.
(le médecin s’appelait .hum Tardin, et il a publié, en 1(118, un ouvrageintitulé Histoire naturelle de la fontaine i/ui brusle /très de lirenolde, arecla recherche de ses causes et principes et ample traieté des feux souter-rains (2).
Son livre est d’une lecture un peu difficile. A propos d’une source natu-relle (h* péfrole située près de (irenoble, il trouve le moyen d'invoquerle témoignage de saint Augustin, et d'appeler à son aide les Pères de
l’Eglise ; mais nous devons, et c’est do toute justice, passer à cet auteur ce
petit travers, car on somme il n’a fait, en cette circonstance, que suivre unusage généralement employé par tous les écrivains de son temps. Toutefois,il fait preuve d’une véritable érudition, puisqu’il cite la fontaine d’Epire laquelle allume une torche este in te, et îesteint estant allumée.
La fontaine ardoulo de (irenoble était depuis bien des siècles un objetd’admiration pour les auteurs qui avaient parlé du Dauphiné; mais aucunn’avait cherché à ex ” _ >r le mystère, .hum Tardin avait examiné do plus[très ce phénomène, puisque dans son livre il déclare que la flamme ne
s'esteint pas, ni/ par son contraire, ni/ par de/fa ut de matière, mais estant
battue à cou/ts de baston ou de pierre.
La flamme qui se dégageait de cet endroit était bien de l’hydrogènecarburé, puisque [tendant les nuits obscures elle paraissait claire et transpa-
(1) Maxime du Camp , ouvrage cité, I. V, p. 28(1.
(2) Par Jean 'tardin, docteur en médecine, avec celle épigraphe : « Le feu vivait en l'eaupar dessus sa nature, et l’eau oubliait sa force d’oslaindre le feu » (Supie.nl., XIX). A Tournon pour (juillaume Linocier, juré de l'Université, KilS, avec privilège du Itov.