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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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que je ne pus parvenir à condenser, mais il s’échappa à travers le lut de la cornuequ’il brisa, line fois, l’esprit fuyant à travers le lut, je m’approchai pour essayer d’yremédier, et je m’aperçus que l’esprit qui s’échappait prenait feu à la ilamme d’unechandelle et continuait à brûler avec violence à mesure qu’il sortait à Ilots. Je pusl’éteindre et le rallumer alternativement à plusieurs reprises. 11 me vint alors à l’idéed’essayer si je pourrais recueillir un peu do cet esprit; je me servis, dans ce but, d’unrécipient en serpentin, et, plaçant une lumière au bout du tuyau pondant que l’espritse dégageait, j’observai qu’il prenait feu et continuait à brûler à l’extrémité, quoiqu’onne pût distinguer ce qui alimentait la Ilamme. Je l’éteignis et le rallumai plusieursfois, après quoi je lixai au tuyau du récipient une vessie dégonllée et pleine d’air;l’eau et l’huile se condensèrent dans le serpentin, tandis que l’esprit gonfla la vessie.Je remplis, de cette façon, un grand nombre de vessies, et j’aurais pu en remplir unnombre bien plus considérable encore, car l'esprit continua à se dégager pendant plu-sieurs heures et remplissait les vessies aussi vite qu’un homme aurait pu le faire ensouillant dedans avec sa bouche; et cependant la quantité de charbon distillé était bienpeu considérable. Je conservai cet esprit dans les vessies pendant un temps considé-rable, et j’essayai en vain, par dilférents moyens, de le condenser; quand je voulaisdivertir des étrangers ou des amis, je prenais souvent une de ces vessies que je per-çais avec une aiguille, et en la comprimant légèrement devant la ilamme d’une chan-delle, le jet prenait feu et continuait à brûler jusqu’à ce que la vessie fût vide; ce quisurprenait beaucoup, parce que l’on ne pouvait, trouver aucune ditlérence entre cesvessies et celles qui étaient remplies d’air ordinaire.

Cette lettre que Clayton écrit à Robert. Boyle n’ost, pas datée, mais elle estantérieure au mois de décembre I Ob I, époque à laquelle mourut celui à quielle était adressée. Il en a été publié un très long fragment dans les Phi/oso-phical Transactions de l’année 173b (1. U, p. bb-til), et c’est ce qui a fait direà plus d’un auteur que les expériences de (dayton ne remontaient qu’à celledernière époque, [/autographe de Clayton se trouve au Hritish Muséum.

§2. — Thermoeampe de Daeesme.

En France , à une époque, il est vrai, un peu postérieure, on a cherchéà produire industriellement, du gaz d’éclairage.

Le premier gazomètre (pii ait été construit remonte aux dernièresannées du xvn° siècle. Dans le Livre commode des adresses pour 1(192 , purDu lYadel, nous trouvons (page 173) un nommé Dalesme, demeurant, rueSaint,-Denis, près la fontaine de la Moine, qui se faisait annoncer comme ven-dant un tuyau de tôle de fer, où l'on brûlait le bois sans cheminée et sansfumée. Il lit plus: un an après, le 20 avril lüb3, il demandait privilège pour