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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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ILLUMINATIONS AU GAZ

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avec l’air atmosphérique et l’air déphlogisliqué, ce qui peut faire craindre des explo-sions. Le gaz inilamtnable qu’emploie le sieur Diller est dépouillé de cette odeur infecteet a perdu la faculté de détoner.

Voici l’appareil : il est composé d’un nombre immense de pièces dont la réunionet la position respective produisent des formes qu’on peut varier à l'infini ! toutes sontparfaitement dessinées, ce qui suppose une perfection étonnante dans le mécanisme.Ces pièces sont des tubes cylindriques de cuivre qui répondent à des réservoirs d’airinllammable.

On allume en présentant une bougie à l’orilice d’un tube; il s’arme d’un jet deilamme et la communique. La pièce se meut, et l’on jouit du spectacle d’un feu dontla Ilamme est pure, vive, souvent ébouissanle, diversement coloriée, sans fumée ; cesont des soleils, des étoiles qui ont le plus vif éclat, des ileurs qui s’épanouissent,prennent de l’accroissement et changent de couleur. La dernière pièce de ce feu aoffert d’abord la forme d’une lyre; on a vu les cordes paraître, un moment après uncouronnement, quelques secondes plus lard, une inscription, ensuite deux branchesde laurier qui se sont étendues et qu'ont surmontées des Ileurs, des soleils, des étoiles.

Mais eu ([ne ce compte rendu n'explique pas, c’est la manière dont l'opé-rateur s’y prenait pour arriver à ce résultat. Quoique l'inventeur ait tenusecret son procédé, nous avons extrait du rapport des commissaires de l’Aca-démie des sciences les explications nécessaires pour faire comprendre enquoi consistait cette découvert!'.

AI. Diller, est-il dit dans ce rapport, emploie trois dillerens airs ou gaz inflam-mables qu'il désigne par la couleur de leurs flammes: l’air blanc, l’air bleu et l’airvert. Sans faire un mystère de ses recherches, AI. Diller n’a pas dit par quels pro-cédés il retire ces trois fluides élastiques. La diversité de la couleur de ces flammes dépenddu mélange des différons gaz ; l’air blanc frappe surtout par l’éclat et par l’intensité de laflamme. AL Diller le propose pour l’usage des phares; une propriété bien précieuse doces trois gaz est de ne point détoner avec l’air atmosphérique. Le mélange de cet airavec ces trois gaz en modifie seulement les flammes, en affaiblissant leurs nuances; desorte que AL Diller en a fait un de scs procédés les plus utiles. 11 ne fait point usagedu gaz inflammable préparé avec le fer, qui a l’inconvénient de détoner, et qui d’ail-leurs produit une flamme beaucoup moins belle. Par une petite addition de ces gaz,on fait perdre au gaz inflammable préparé avec le fer cette propriété de détoner avecl’air atmosphérique.

Qu’on se ligure maintenant une suite de canaux qui se remplissent séparémentde trois divers fluides élastiques inflammables; qu’on termine les extrémités de cescanaux par une infinité de tubes ouverts, et qu’on se figure les ouvertures de cestubes tournées en liant, en bas, do côté, en devant, ayant les formes de tuyaux ronds,do carrés, de fentes, d’étoiles, etc., et l’on concevra quelle variété d’ellets on peutattendre de ces machines.

Les appareils à feu de Al. Diiler reçoivent une nouvelle variété par les mouve-mens qu’il a su imprimer à des tubes à flammes, soit par le gaz, soit par inéchanique.