CIIAPITHK Xlll — GAZ HYDROGÈNE
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en grand elle devient diflicile à évaluer; le charbon resté dans l’appareil après cetteopération est encore propre à la combustion ; il est dans l’état de koock ; quant à celuiqui est nécessaire pour ellectuer le dégagement, il forme la seule dépense, en suppo-sant toutefois qu’on ail en sa possession un appareil pneumatique...
11 est bien à désirer «pie les amateurs, avant toute chose, portent leurs recherchessur cette partie (1). Dès que nous serons assez heureux pour atteindre au but, nousnous ferons une loi de les en instruire.
J’ai l’honneur d’être, etc.
Eu 1785, un Iklgo nommé Miukolers (2) chercha également à employerpour l’éclairage le gaz hydrogène. Il était professeur à Louvain et éclairaitavec la nouvelle ilamme ses élèves émerveillés.
§ G.
Illuminations au uaz annoncées sous le nom de « feux d’aktifice faits
AVEC DE l’air INFLAMMA1SLE » .
Le luxe d’illuminations que l’on aimait à déployer au siècle dernier, larichesse et la perfection que l’on avait atteintes dans la composition des feuxd’artilice, engagèrent les inventeurs à employer dans ce but cet air inllam-mable dont les esprits commençaient à se préoccuper. On lit à cet effet uneexpérience (pii parait avoir pleinement réussi. Les membres de l’Académie dessciences qui assistaient à ce spectacle, en parurent satisfaits. Le Journal deParis (1787) a donné le compte rendu de cette lète qui eut lieu au Panthéonle lundi 25 juin.
Le sieur Piller, démonstrateur de physique à la Haye, s’occupe depuis plusieursannées de ce genre de feu d’artilice ; mais l’air inflammable qu’on relire, par les pro-cédés ordinaires, du mélange do la limaille de fer et de l’acide vitriolique, a l’incon-vénient de donner une ardeur insupportable, même nuisible, et surtout de détoner
(1) C’est probablement cette invention qui fut reprise en 1810, et donnée alors commeune chose toute nouvelle :
Aérostat singulier, rempli , en trois minutes, d’une nouvelle espèce de gaz perfectionné.
51. Antoine Tscban, mécanicien de lialstall, eu Suisse , prétend qu’il est l’inventeur de cegaz perfectionné, et de la méthode d’en remplir un aérostat en trois minutes, expériencequ'il a faite publiquement à Solcure le l or avril 1810, avec un aérostat de 13,000 pieds cubes.Cette machine aérienne représente un palais à quatre faces. Une chaloupe y était suspen-due, portant deux canons (pii furent tirés à une certaine élévation. M. Tscban avait aveclui, dans la chaloupe, un compagnon de voyage.
(2) Annuaire de l'Académie rogale des sciences et belles-lettres de Bruxelles , 1839, p. 80.Notice sur j.-P. Minkelers par Ch . Morren.