BREVET D'INVENTION DECERNE A LEBON
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Après avoir ‘ ” ^ les divers genres d'applications que peut recevoirle thermolampe , Lebon ajoute les réflexions suivantes :
.le ne parle pas des ell’orls (pie l’on pourrait obtenir en appliquant encorela chaleur produite aux chaudières de nos machines à feu ordinaires, ni des applica-tions sans nombre de la force qui se déploie dans ces nouvelles machines. Tout ce quiest susceptible de se faire mécaniquement est l’objet de mon appareil, et la simultanéitéde tant d’effets précieux rendant la dépense proportionnellement très petite, le nombrepossible d’applications économiques devient infini.
Dans les forges on néglige et l’on perd tout le gaz inflammable qui offre cependantdes effets de chaleur et de mouvement si précieux pour ces établissements. La quantitéde combustible que l’on y consomme est si énorme que je suis persuadé qu’en lesdiminuant considérablement, on pourrait, en suivant les vues que j’indique, non seu-lement obtenir les mêmes effets de chaleur, mais même donner surabondamment laforce que l’on emprunte du cours d’eau, souvent éloigné des forêts et des mines et dontla privation donne lieu, dans les sécheresses, à des chômages d’autant plus nuisiblesqu’ils laissent sans travail une classe nombreuse d’ouvriers. En général tous lesétablissements qui ont besoin de mouvement, ou de chaleur, ou de lumière, doiventretirer quelque avantage do cette méthode d’employer Je combustible à ces effets.
dépendant le plus grand nombre des applications du thermolampe devant avoirpour objet de chauffer et d’éclairer, je vais les considérer particulièrement sous cepoint de vue.
La forme des vases dans lesquels le combustible est soumis à l’action décompo-sante du calorique peut varier à l’infini suivant les circonstances, les besoins et leslocalités. Je me contenterai d’indiquer quelques dispositions qui me paraissent inté-ressantes à connaître, et qui d’ailleurs donneront une idée de la multiplicité des formesdont ces vases sont susceptibles.
Ici, Lebon .indique les dispositions les plus convenables à donner aucylindre destiné à contenir le bois soumis à la distillation sèche. 11 termine ences termes :
Le gaz qui produit la flamme, bien préparé et purifié, no peut avoir les incon-vénients de l’huile, ou du suif, ou de la cire employés pour nous éclairer. Cependant,l’apparence d’un mal étant quelquefois aussi dangereuse que le mal même, il n’est pasinutile de faire remarquer combien il est facile de 11e répandre dans les appartementsque la lumière et la chaleur, et de rejeter à l’extérieur tous les autres produits, mêmecelui résultant de la combustion de ce gaz inflammable. Voici, pour cet objet, ce quiest exécuté chez moi.
La combustion du gaz inflammable se fait dans un globe do cristal, soutenu parun trépied et mastiqué de manière à 11e rien laisser échapper au dehors dos produitsde la combustion.
Un petit tuyau y amène l’air inflammable ; un second tuyau y introduit l’air atmo-sphérique et un troisième tuyau emporte les produits de la combustion. Celui de ces