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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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WENTZLER, SUN TUEIt M0 L AMI'E

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commune clans lequel on a établi une boule creuse en fonte de 41 centimètres(■lî> pouces) de diamètre, destinée à recevoir le bois que l’on veut réduire encharbon et qui y est introduit par un large tuyau, dont l’orilice est fermé herméti-quement par une porte en tôle; au-dessous de cette boule se trouve une grille surlaquelle on met le bois qui sert à l'échauffer. Cette boule est disposée de manière à ceque la ilannne puisse l’entourer de tous côtés; elle rougit promptement pendant lacombustion.

La partie supérieure du poêle est séparée de la boule par une plaque de tôlepercée de quatre ouvertures circulaires, destinées à recevoir des vases cylindriquesqu’on y enfonce jusqu’au bord pour qu’ils olfrent plus de surface à la ilammc.

Les casseroles qu’on met dans ces vases doivent en toucher le fond pour êtrepromptement échauffées, et pour n’étre pas exposées au contact immédiat de lallamme. Des portes de tôle sont établies dans cette partie du poêle pour introduire lescasseroles. Un espace vide, ménagé dans la partie inférieure, peut servir de four.

Aussitôt que la bombe est échauffée, le gaz hydrogène se dégage du bois qu’ellerenferme et passe dans un tonneau rempli d’eau, établi à l’extérieur de l’appar-tement. Ce gaz communique par des tuyaux do fonte à une bâche de fer quise trouve au milieu du poêle de la chambre voisine. Lorsqu’il s’agit d’échaufferce poêle, on ouvre une petite porte adaptée au côté extérieur et à la mêmehauteur que la boite par où s’échappe l’hydrogène ; on y met le feu avecune allumette, et la llamme en sort en plusieurs rayons. On ferme la porteextérieure, la combustion s’opère (sans doute parce que l’air atmosphérique peut ypénétrer) et le poêle s'échauffe à tel point que, suivant l’assertion de M. de Carro, ilsuflit pour répandre la chaleur dans deux chambres, qui à la vérité étaient petites.

Comme la quantité d’hydrogène qui se dégage du bois est plus que suffisantepour échauffer le poêle, d’autres tuyaux le conduisent dans deux lampes lixées aumur. Quand on veut éclairer l'appartement, on tourne un robinet qui communique legaz au bec de la lampe, et on l’allume ensuite; l’excédent passe par un autre tuyaudans un réservoir, en forme de soufllet carré, composé de deux Uasques de bois liéesentre elles par deux bandes de cuir, où on le conserve pour l’usage. Ce réservoirpeut être établi dans tel endroit do l’appartement qu’on juge convenable.

Le goudron est rassemblé dans un vase qu’on pose au bout d’un des tuyaux quicommunique à la partie inférieure de la boule creuse. Pour faire opérer cet appareilpendant douze heures, on emploie pour huit sous de bois (1) dont les cinq neuvièmesde la valeur sont réduits en charbon, et les quatre neuvièmes restants, consomméspar la chaleur. Un retire, tant en charbon qu’en goudron et en acide pyroligneux, pourune valeur de douze sous.

Cette découverte peut produire de grands avantages pour certaines parties del’économie domestique.

(1) Le bois étant très abondant et peu cher en Moravie , on peut estimer que cette valeurde 8 sous correspond à environ 50 livres pesant de bois.