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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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Cet éclairage esl connu par les essais laits à Paris par AI. Lebon qui ont parfaite-ment démontré qu’il réunissait de grands avantages, tant sous le rapport des pro-duits qu’on obtient de la distillation du charbon que sous celui d'une lumière brillanteet économique.

On l’a depuis introduit en Angleterre où plusieurs quartiers de la ville de Lon-dres en jouissent. Une Compagnie d’actionnaires s’est formée pour cette entreprise,et le succès de cette spéculation esl tel que les actions qui, dans le principe, ne coû-taient que trois livres sterling, valent 100 livres sterling aujourd’hui.

La patente n’a été accordée que pour la ville de Londres seulement, alin qued’autres villes de l’Angleterre puissent jouir des mêmes avantages sans être tribu-taires des entrepreneurs patentés.

Cette entreprise est dirigée de la manière suivante: on recueille d’un appareil quisert à convertir la bouille en coke la partie bitumineuse qu’elle contient. Celle sub-stance trouve un débouché facile et avantageux dans plusieurs usages, notammentdans un mortier qui s’en ’ ’e dans des constructions en briques.

Le coke est recherché par les teinturiers, les chapeliers, les brasseurs, les bou-langers, les blanchisseurs, les distillateurs, etc. Il est préféré au charbon de terrepour le chauffage domestique, parce qu’il ne donne point de fumée.

L’appareil de distillation est disposé de manière que les dilférens produits qu’onobtient ont des récipiens séparés ; celui qui reçoit le gaz hydrogène est muni d’uncouvercle de pression qui n’en laisse échapper aucune partie en dehors, si ce n’estcelle qu’on utilise pour l’éclairage.

La pression de ce couvercle sert à régler la distribution du gaz, en même tempsqu’elle empêche toute réaction sur sa masse lorsqu’il est allumé pour l’éclairage,inconvénient qui a été spécieusement objecté contre le nouveau système.

Les choses ainsi disposées, le gaz se distribue à de très grandes distances (troismilles anglais ou une lieue de France ) par des conduites principales en fonte de fer,de deux à trois pouces de diamètre, placées sous terre. Les conduites ont des collets,et sont réunies par des vis et des écrous. On place entre les collets une rondelle decuir huilé. Des tuyaux en plomb, d’environ six lignes de diamètre, et très flexibles,sont embranchés sur la conduite principale pour la distribution du gaz. Un robinet setrouve placé près de l’endroit où l’éclairage est nécessaire.

Quoique le gaz soit lavé par son passage dans une grande masse d’eau, après saformation immédiate, cette précaution, comme on sait, ne lui ôte pas toujours l’odeurdésagréable qu’il répand pendant la combustion; on y remédie en plaçant au-dessusde chaque bec d’éclairage une cheminée de verre, semblable à celle de nos lampes àcourant d’air, avec cette différence seulement qu’elles sont cylindriques. Cette che-minée a l’avantage de procurer le courant d'air qui active la combustion et fait brûlerla fumée.

Les becs sont en porcelaine et percés d’un ou de plusieurs petits trous.

On augmente à volonté la masse de lumière, non pas par un plus fort diamètredu bec qui la distribue, mais parla réunion à quelque distance de plusieurs de ces becs.Dans ce cas, les cheminées de verre sont aussi réunies par deux, trois ou quatre, etne forment qu’une seule pièce facile à placer sur les lumières.

Tout le reste des détails nécessaires à connaître se trouve dans le brevet d’in-