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Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle / par Henry-René d'Allemagne, archiviste-paléographe; illustrations de Emile Solvet ...
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venlion délivré au chimiste Lebon, le (> vendémiaire an V11L, v///* les moyens d'employeréconomiquement les combustibles à la production de la lumière et de la chaleur.

La publication de ces renseignements sur l’entreprise de Londres aura le doubleavantage d’exciter le zèle des amis des arts et de rappeler que la priorité d’inventionsur un moyen économique d’éclairage, qui peut avoir de nombreuses applications etdevenir généralement utile, appartient à la France .

Fn IS l(>, Winsor, pour vaincre l'antipathie qui* rcnrontr;iit ce nouveaumode d’éclairage, publia en français une traduction de l’ouvrage d’Accumintitulé Truité de. ïéeluiraye au tjaz (I) ; toutefois, celte brochure-n’eul pasgrand succès, car elle ne s’adressait pas à la unisse de la population. Winsorcomprit parfaitement (pie lit meilleur moyen de prouver l’excellence de sonsystème était d’en montrer l’application, et c’est alors qu'il installa dans lepassage des Panoramas un salon splendidement éclairé au gaz. A la suite decette démonstration, deux industriels, MM. Darpentigny et Perrier, proprié-taires d’une fonderie, lui proposèrent de fabriquer ses appareils à Chaillot etd’y établir une usine à gaz. Mais la faillite de cette maison, survenue peu de-temps après, empêcha de donner suite à ce projet.

Kn 1817, Winsor lit dans le même passage un essai beaucoup pluscomplet cl, comme le résultat obtenu avait été 1res satisfaisant, il fonda unenouvelle Société au capital de douze cent mille francs; cette premièreCompagnie installa l’éclairage du palais du Luxembourg et du pourtour du

Panthéon .

Toutefois, si Winsor était apte à lancer une allaire, il manquait abso-lument des qualités nécessaires à un bon administrateur, et son entreprisepérit misérablement.

lin 1817, il faut signaler une tentative isolée d’éclairage au gaz. Un petitcafé situé sur la place de l’Ilètel-de-Ville et le propriétaire des bains de la ruedo Chartres obtinrent l’autorisation de s’éclairer au gaz au moyen d’un appa-reil établi dans les caves de la maison. La petite taverne portait, pour enseigneen lettres colossales : ((Cale du gaz hydrogène », et le gaz hydrogène éclairait,en etl'et, avec magniticence ce chélif établissement, hanté par des laquais. Lesvalets, il est permis de le dire, étaient à plus d’un titre mieux éclairés, plus

(1) « Avantages de l'éclairage des rues et des édilices, au moyen du gaz tiré de la houille. »(Kxlrait de l’ouvrage de M. Accum, Traité pratique de l'éclairage par le gaz hydrogène. Unvolume in-8°.)