MÉMOIRES ET PAMPHLETS CONTRE LE GAZ
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§ 4.—Mémoires et pamphlets contre le gaz .
Malgré les résultats très satisfaisants qu'avait, donnés cotte expériencefaite à l’hôpital Saint-Louis , on ne saurai! croire combien le gaz d’éclairagerencontra d’ennemis.
En dehors des gens que ce procédé nouveau lésait dans leur industrie, ilv eut toute une catégorie de personnes qui s'opposaient, à l’emploi de ce moded’éclairage. Chose curieuse, ce fut peut-être dans les classes dirigeantes queses détracteurs se montrèrent le plus nombreux et le plus implacables. Losuns, comme Clément des Ormes (1 ), l’attaquèrent au point de vue scienti-fique, d’autres, comme Charles Nodier , écrivirent contre lui des pamphlets.
C’est en '1819 que le premier de ces deux auteurs lit paraître une brochureintitulée « Appréciation du procédé d’éclairage parle gaz hydrogène du char-bon de terre». Dans ce mémoire composé avec grand soin, l’auteur s’attachaità démontrer que cet air inflammable tiré de la houille ne serait jamais qu’unmode d’éclairage défectueux et insuffisant.
11 comparait le gaz à l’huile en réservant naturellement tous les avan-tages en faveur de cette dernière substance.
L’Imile, nous dit-il, n’csl-clle pas de l’hydrogène carboné, liquide plus chargé decharbon qu’aucun autre à l’état do gaz, et par cela même n’est-il pas celui qui, à éga-lité, donne une plus vive lumière ? Est-ce que l’état, liquide do l’huile n’est pas infini-ment plus commode dans l’usage que la forme gazeuse? Est-ce que la mobilitédugaz,cette faculté qu’il a de suivre les conduits qu’on lui offre, pour arriver à toutes lesdestinations qu’on lui indique, n’est pas plus compensée par la dépense des conduitset par l’extrême commodité d’emporter l’huile partout où l’on a besoin de lumière ?
Ainsi nous voyons que si nous trouvons dans l’éclairage ù l’imite dos analogiesavec l’éclairage au gaz, tout est à l’avantage du premier système. Le gazomètre, le four-neau et les conduits sont, dans ce système, mille et mille fois moins grands, moins dis-pendieux que dans le nouveau système.
La conclusion à laquelle nous arrivons de toute manière, c’est que l’éclairage augaz, tel qu’il est pratiqué maintenant en France et en Angleterre, est excessivementloin d’être plus économique ou plus ingénieux que celui de l’huile tel que nous lepossédons.
Os critiques furent quatre uns plus lard appuyées par un pamphlet, qui