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CHAPITRE XIII — CAZ HYDROGÈNE
augmenter la salubrité îles salles (lu pavillon Gabrielle, qui sont plus petites et moinshautes «pie les autres. A chaque extrémité de ces salles, on a construit une petite che-minée au-devant de laquelle est placé le bec d’éclairage; la chaleur produite par cemoyen dans le tuyau de la cheminée établit un tirage du dedans au dehors; et àmesure que l’air de la salle sort par cette voie, il esL remplacé par l’air extérieur quientre par dos vasistas à soufllet, établis dans le haut des croisées.
La construction des appareils a coûté-cent mille francs; ils peuvent, ainsi qu’onl’a dit précédemment, entretenir douze cents becs; l'hôpital Saint-Louis en emploie seu-lement trois cents ; on ne doit donc lui appliquer que le quart de celte somme, c’est-à-dire vingt-cinq mille francs. On aurait pu arriver aux mêmes résultats avec unedépense moins considérable; mais M. le préfet de la Seine, guidé par des vues élevées,a pensé avec raison que les appareils de Saint-Louis pourraient servir de modèle àceux que l’on construirait par la suite en France , et il a voulu qu’on n’épargnât rien pourleur donner toute la perfection possiblo. Au reste cette dépense est plus que compen-sée par l’économie qu’on trouve dans l’emploi de ce mode d’éclairage. Eu effet, aulieu de cent cinquante becs do lampes à huile qui n’éclairaient que très imparfaite-ment, et dont l’entretien annuel coulait 8,000 francs, on a aujourd’hui trois cents becsalimentés par le gaz qui ne reviennent qu’à 5,000 francs. Mais, pour avoir un éclairageéquivalent à celui de trois cents becs do gaz, il faudrait au moins quatre cent cinquantebecs d’huile, c’est-à-dire sans exagération une dépense de 20,000 fr.
Ainsi par le nouveau mode, on a pour 5,000 fr. par an ce qui, par l’ancien,coûterait environ 20,000 francs; l’économie relative est donc de 15,000 fr. Un fait, quin’est pas généralement connu, explique en partie l’avantage qu’on trouve à se servirdu gaz. Une fois que le charbon de terre a fourni le gaz par la distillation, il se vendplus cher qu il n'a coûté, parce que l’augmentation de volume qu’il éprouve par lachaleur fait qu’on a une voie et demie de charbon épuré, pour une voie de charbonbrut. Or celui-ci coûte 52 francs la voie et se vend aux fondeurs, doreurs, etc., 05 francsla voie ou 08 francs la voie et demie; le hénélice est donc de 13 francs par voie.
Ainsi, quoi qu’en ail dit un chimiste distingué, M. Clément, qui prétend dans unebrochure que l’éclairage par le gaz doil être ruineux, celui de l’hôpital Saint-Louis esL à la fois plus économique et plus beau que l’éclairage à l’huile.
Une autre économie, plus importante encore, est celle qui résulte de l’emploiqu’on fait de la chaleur du gaz pour chaulfer l'eau des bains. Les chaudières qui lacontiennent sont placées près des cornues distillatoires, et avant de faire passer le gazpar les réfrigérants, on fait faire aux tuyaux qui le renferment plusieurs circuitsautour de ces chaudières, auquelles ils fournissent le tiers de la chaleur nécessairepour les bains; les deux autres tiers sont produits par un foyer particulier.
On jugera de l’économie qu’on trouve dans ce procédé, quand on saura qu’il sedonne gratuitement environ GOü bains par jour, dont 200 aux malades do l'hôpitalet 400 à ceux qui viennent du dehors avec des billets que les médecins de l’établisse-ment délivrent dans la salle des cotisultalions extérieures.
L’hôpital Saint-Louis est le seul qui ait un système de bains complet : des bainsd’eau ordinaire, des bains d’eau minérale, des douches de toute espèce, des bains devapeurs et enlin des boites à fumigations.